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Primaire: Baroin ne craint pas "les hordes socialistes" contre Sarkozy

BFM Marine Henriot
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François Baroin, maire de Troyes et fidèle sarkozyste, est aujourd'hui l'invité de BFM Politique présenté par Apolline de Malherbe. L'ancien porte-parole de Jacques Chirac ne croit pas en une mobilisation de la gauche pour faire barrage au candidat Sarkozy à la primaire de droite.

Proche parmi les proches de Nicolas Sarkozy, François Baroin était ce midi l'invité d'Apolline de Malherbe dans BFM Politique. L'occasion d'évoquer la primaire de la droite et du centre, course à laquelle son chef de file est de nouveau donné perdant selon un nouveau sondage, dévoilé ce dimanche.

Un vote qui pourrait être influencé par des électeurs d'autres obédiences politiques, bien décidés à faire barrage à Nicolas Sarkozy? Non, selon le maire de Troyes en a profité pour répondre au journaliste Daniel Schneidermann, créateur du site Arrêt sur Images, qui s'est déclaré prêt à aller voter à la primaire de la droite pour contrer l'ancien chef d'Etat.

"J'ai envie de dire à Daniel Schneidermann qu'il attende l'élection présidentielle pour satisfaire ses besoins éventuels de sortie, il a dû oublier qu'il ne fallait pas payer uniquement 2 euros mais signer une charte d'engagement sur l'honneur " a confié François Baroin. 

"Renvoyer le Gaulois dans ses forêts"

Une charte que le journaliste en question s'est dit prêt à signer. "C'est dire la solidité de ses convictions, de ses engagements et de la force de ce qu'il vient d'asséner", réplique l'ancien ministre de l'Economie, qui décrit cependant l'homme de gauche comme un "journaliste intelligent et compétent"

"Deux euros, pour contribuer à ma modeste place à renvoyer le Gaulois dans ses forêts au milieu des sangliers, à l'y renvoyer pour de bon, pour toujours (et accessoirement devant les tribunaux), c'est donné, c'est tentant." avait écrit Daniel Schneidermann dans une tribune publiée le 22 septembre sur son site internet Arrêt sur Images.

La primaire, un scrutin qui "ne concerne pas" la gauche

Quant a une éventuelle mobilisation des électeurs de gauche à la primaire de la droite pour faire barrage à Nicolas Sarkozy, l'ancien porte-parole du candidat Chirac pour la présidentielle de 1995 n'y croit pas:

"J'ai du mal à imaginer des hordes de socialistes, qui d'ailleurs ne sont plus si nombreuses, à sortir de leur permanence pour aller traficoter un scrutin qui en réalité ne les concerne pas", claironne François Baroin.

Pour le président de l'Association des maires de France (AMF), les électeurs de gauche "ont bien assez à faire à choisir leur candidat".

Par ailleurs, François Baroin a tenu à défendre l'ancien président de la République quant à sa sortie sur "nos ancêtres les Gaulois": "Quand on lit les déclarations de Nicolas Sarkozy sur le poids de l'histoire, c'est remarquable" souligne-t-il. Il n'y a eu "aucune provocation" de la part de Nicolas Sarkozy, qui parlait seulement de "son histoire personnel", conclut-il.