Peillon part en guerre contre le décrochage scolaire

En déplacement jeudi dans un lycée d'Orléans, Vincent Peillon, a souhaité la mobilisation de "tous les acteurs de la société éducative" pour "diviser par deux" le nombre de 140.000 élèves victimes du décrochage scolaire en France. Le ministre de l'Éducati - -
Le ministre de l'Éducation national, Vincent Peillon, était en déplacement ce jeudi dans un lycée d'Orléans pour évoquer, dans le cadre de la concertation "Refondons l'école de la République", les moyens de contrarier le décrochage scolaire. Selon une étude du ministère de l'éducation nationale, 140 000 élèves abandonnent chaque année leur scolarité. « Il y a une fragilité française sur le début de la scolarité obligatoire », a dit Vincent Peillon devant un parterre d'acteurs du monde éducatif. « Nous donnons moins d'argent à l'école primaire que nous ne donnons après aux autres échelons. C'est un problème majeur et nous le savons, pour les décrocheurs les choses se jouent au commencement dans les toutes premières années de l'apprentissage ». Le ministre a indiqué vouloir faire de l'école primaire « une priorité ». « Cette priorité doit se décliner à travers des moyens, c'est l'augmentation de nos taux d'encadrement à travers de nouvelles pédagogies (qui) supposent une formation des enseignants qu'il faut remettre en place », a-t-il dit.
« Mettre des moyens et changer nos pratiques »
Vincent Peillon a également évoqué des « changements de pédagogie » pouvant entraîner des changements structurels : « C'est toutes les réflexions qu'il va falloir avoir sur les questions de la notation, sur les questions des devoirs, sur les questions des redoublements », a poursuivi le ministre.
Il a par ailleurs dénoncé une « orientation subie » qui conduirait les élèves en difficulté vers des filières qui ne leur conviendraient pas alors qu'il y a « 40 000 places qui ne sont pas pourvues dans les lycées professionnels, dont certaines dans des filières qualifiantes ». « Il faut mettre des moyens, mais en même temps changer nos pratiques », a résumé le ministre, liant le redressement éducatif et le redressement productif.
La concertation sur la refonte de l'école lancée le 5 juillet 2012 aboutira à une synthèse qui doit être rendue début octobre.












