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Pains au chocolat: le CFCM maintient finalement sa plainte contre Copé

BFM La Rédaction, avec AFP
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Le Conseil français du culte musulman fait volte-face et annonce mercredi le maintien de sa plainte contre Jean-François Copé dans l'affaire du « pain au chocolat », en raison du « double langage » du président de l'UMP.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) maintient finalement sa plainte contre Jean-François Copé dans l'affaire du « pain au chocolat », en raison de son « double langage », a annoncé mercredi Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national contre l'islamophobie, instance du CFCM.
« Je maintiens la plainte contre M. Copé tant qu'il n'aura pas formulé publiquement les regrets qu'il a exprimés lors de la rencontre que nous avons eue hier [mardi] au siège du CFCM », a précisé Abdallah Zekri.
Jean-François Copé avait nié par la suite, devant les médias, avoir présenté des excuses lors de cette rencontre.

Pas de communiqué commun

Selon M. Zekri, « un communiqué commun devait être signé mardi à l'issue de la rencontre, mais M. Copé a refusé de reconnaître qu'il avait exprimé des regrets. La plainte n'a donc pas été retirée ».
Après le dépôt de la plainte du CFCM, une enquête préliminaire avait été ouverte par le parquet de Draguignan, dans le Var, et l'enquête avait été confiée au service des atteintes aux personnes de la préfecture de police de Paris.
Mardi soir, après avoir reçu Jean-François Copé à sa demande, Mohammed Moussaoui, le président du CFCM, a déclaré « avoir été sensible aux regrets exprimés » par le président de l'UMP, estimant qu'il était temps de « sortir par le haut » de cette affaire.
Mercredi matin, pourtant, Jean-François a contredit cette version : « Je n'ai pas présenté d'excuses. Pour présenter des excuses, il faut considérer qu'on a commis une faute ».

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Au mois d'octobre 2012, Jean-François Copé, alors candidat à la présidence de l'UMP, avait évoqué lors d'un meeting à Nantes le cas d'un jeune qui se serait fait « arracher son pain au chocolat par des voyous [au motif] qu'on ne mange pas au ramadan ».
Ces propos ont été jugés diffamatoires et islamophobes par le CFCM, qui avait une première fois maintenu sa plainte après un courrier adressé par Jean-François Copé à Mohammed Moussaoui, président du CFCM, courrier dans lequel le dirigeant de l'UMP s'étonnait des poursuites engagées à son encontre.