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"N'avez-vous pas honte?", l'appel d'Hamon aux Français

BFM Hugo Septier avec AFP
Benoît Hamon - Photo d'illustration

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En clôture de la convention nationale de son mouvement, l'ancien membre du PS est passé à l'offensive.

En meeting ce dimanche à Grenoble, le fondateur du mouvement Générations, Benoît Hamon, a critiqué le "repli identitaire", exprimant sa honte face à la politique migratoire conduite en France et en Europe. Plus d’un an après son échec aux élections présidentielles, l’ancien membre du Parti Socialiste passe à l’offensive, quelques jours seulement après avoir fustigé le "racisme social" dont fait preuve selon lui Emmanuel Macron.

"Françaises, Français, (...) vous êtes le grand peuple de la Révolution et de la Résistance, terre d'accueil des républicains espagnols et des boat-people vietnamiens, n'avez-vous, n'avons-nous pas honte?", a demandé Benoît Hamon, en clôture de la convention nationale de son mouvement.

Se lançant dans une longue anaphore, ce dernier a exprimé sa "honte" lorsque "certains sont obsédés par les racines chrétiennes de la France, mais oublient soigneusement l'héritage du christianisme social", lorsque le "gouvernement dit que la France a pris sa part, voire que nous serions submergés, alors que l'Allemagne a délivré neuf fois plus de titres protecteurs que nous", ou lorsque le ministre "Gérard Collomb place en garde à vue" Cédric Herrou et Martine Landry pour délit de solidarité envers les migrants.

"Osez entendre la vérité: nous devons prendre notre part d'hospitalité et d'accueil des migrants", a-t-il finalement asséné.

EELV pas épargnée

Lors de son discours, Benoît Hamon a également visé EELV, qui a refusé les offres de coalition de Générations pour se prononcer pour des listes autonomes aux Européennes de 2019. "Nous ne croyons pas au repli identitaire et encore moins au repli identitaire sur les petites chapelles et les petits appareils", une attaque frontale, dans cette ville administrée par un édile écologiste.

"Une liste unie aux Européennes placerait l'écologie politique en premier opposant à Macron", a plaidé M. Hamon, fustigeant "la litanie des stratégies inavouables d'acteurs minuscules pour retarder le moment de cette unité". "Je vous l'annonce, elle se fera, cette unité", a-t-il conclu.