Municipales: Castaner prêt à étudier le vote par correspondance

Point presse de Christophe Castaner sur les élections municipales à Matignon, le 22 mai 2020 - Capture BFMTV
François Bayrou, Rachida Dati ou encore Laurent Hénart. Face aux élections municipales, dont le second tour pourrait se tenir le 28 juin, ces élus s'inquiètent de l'abstention qui pourrait battre des records, sur fond de déconfinement et de crise sanitaire. Pour la limiter, ils proposent de faciliter le vote, notamment avec une procédure par correspondance, aujourd'hui interdite en France.
Ce mardi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est montré prêt mardi à étudier la possibilité de voter par correspondance lors du second tour des municipales. A l'Assemblée nationale, répondant à une question de la députée LR Josiane Corneloup sur le recours au vote par correspondance, le ministre a affirmé que l'objectif du gouvernement était de faire "en sorte qu'un maximum de Français puissent voter", dans "un cadre légal ou dans un cadre réglementaire qui peut évoluer d'ici au jour de l'élection".
Répétant que le "vote par procuration" pourrait être encore développé pour ce scrutin, il a évoqué "le vote par correspondance qui est une hypothèse et a été pratiqué jusqu'en 1975".
"Nous ne devons rien exclure sur ce sujet", a ajouté le ministre, en rappelant qu'il parlerait de tous ces sujets mercredi en recevant les représentants des partis politiques et des associations d'élus.
C'est un changement de ton pour Christophe Castaner, qui dès l'annonce de la tenue du second tour le 28 juin, avait plutôt rejeté cette hypothèse:
"Je voudrais rappeler que le vote par correspondance a été supprimé en 1975 parce qu'il prêtait à manipulation, donc c'est pour des raisons de sécurité et de sincérité du vote qu'a été mis en place le vote par procuration, qui est vérifiable par un officier de police judiciaire", avait défendu le ministre de l'Intérieur.












