Municipales à Paris: Djebarri assure que le successeur de Griveaux sera choisi dès ce dimanche soir

L'affaire Griveaux a rebattu les cartes des élections municipales à Paris. Le candidat de la majorité présidentielle s'est retiré de la course, à la suite de la diffusion de vidéos à caractère sexuel le mettant en scène. Depuis, la question de sa succession occupe les marcheurs, et s'apparente à un véritable casse-tête.
Qui à La République en Marche pour briguer la mairie de Paris au dernier moment? "Il y a aura une décision prise dès ce soir, qui sera entérinée par les instances du mouvement en toute début de semaine, probablement demain soir", avance Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d'État aux Transports, invité de BFM Politique ce dimanche midi.
Interrogé sur la possibilité qu'il n'y ait pas de candidat LaREM à cette élection majeure, notre invité répond qu'il ne "fermait la porte à aucune hypothèse", tout en rappelant que le mouvement est déterminé à mener campagne.
"Il y a une équipe de campagne très motivée, qui n'a pas explosée comme celle de François Fillon en 2017, des marcheurs qui veulent faire campagne, des maires d'arrondissement sans soutien et qui veulent mener cette aventure jusqu'à son compte", fait valoir l'élu.
"Deux ou trois noms" qui circulent
Des noms ont été évoqués lors d'une réunion ce samedi soir. "Deux ou trois noms revenaient de façon assez fréquente”, lâche le membre du gouvernement, qui s'amuse: "Je suis ravi que ces noms n'aient pas forcément fuité."
Quid d'Agnès Buzyn, dont le nom revient avec insistance malgré le lourd dossier du coronavirus dont elle a la charge? "Si l'hypothèse Agnès Buzyn existait, elle viendrait s'en expliquer", juge le secrétaire d'État. "Il est certain que ce serait possiblement une bonne candidate (...) mais c'est quelqu'un qui doit mener de front la réforme des retraites, la gestion du coronavirus. C'est quelqu'un de très engagée aujourd'hui et au cœur de l'action gouvernementale."
Villani n'est pas "l'hypothèse préférentielle"
Le dissident Cédric Villani, qui avait été écarté par La République en marche au profit de Benjamin Griveaux avant de se lancer seul en campagne, a rencontré Stanilas Guérini ce samedi. Sur la question d'une éventuelle fusion des listes, Jean-Baptiste Djebbari affirme que ce n'est pour le moment "pas l'hypothèse préférentielle".
"Cédric Villani a eu la volonté de mener un combat individuel", affirme-t-il. "Je ne dis pas qu'il n'y aura pas des ponts à un moment avec Cédric Villani, avec lequel nous partageons beaucoup de choses. Mais il ne me parait pas a l'instant l'hypothèse préférentielle."
Un seul cas de figure est bel et bien exclu: répondre à l'appel du pied de Rachida Dati, la candidate des Républicains.
"Pour paraphraser la série Baron noir, Rachida Dati est un peu la N'golo Kanté de la récupération politique, a ironisé le secrétaire d'État. Elle a choisi d’être la meilleure récupératrice d'un moment grave pour notre démocratie. Je comprends politiquement ce qu'elle fait. Y répondra ceux qui veulent mais ce n'est pas notre sujet à LaREM."












