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Motion de censure : Copé dénonce « la marche vers l’abîme » du gouvernement

BFM P.G avec AFP
Jean-François Copé, mercredi à l'Assemblée, durant l'examen de la motion de censure déposée par l'UMP contre la politique du gouvernement.

Jean-François Copé, mercredi à l'Assemblée, durant l'examen de la motion de censure déposée par l'UMP contre la politique du gouvernement. - -

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L’Assemblée a débuté mercredi l'examen de la motion de censure déposé par l'UMP contre la politique économique du gouvernement. S'exprimant à la tribune, le président de l'UMP Jean-François Copé a « adjuré » le 1er ministre Jean-Marc Ayrault à « changer de chemin ».

Sachant qu’elle n’avait aucune chance d’être adoptée, le président de l’UMP Jean-François Copé s’est servi comme d’une tribune de l’examen à l’Assemblée de la motion de censure déposée par son camp. A la tribune, il s’est voulu solennelle, et a « adjuré » Jean-Marc Ayrault de « changer de chemin » pour empêcher la « défaite » économique de la France. Le député-maire de Meaux a souligné « l'inquiétude des Français » face à la politique mise en œuvre depuis l'élection de François Hollande, il y a dix mois. « Je ne monte pas à cette tribune le cœur léger. J'y viens habité d'une forme de tristesse ou plus exactement de gravité, née d'un spectacle insupportable : l'affaiblissement, le recul, et, je le redoute, la menace d'une défaite pour notre pays », a-t-il déclaré.

« Vous aggravez le mal que vous prétendez guérir »

« Avec une profonde ferveur patriotique, (...) je viens donc vous adjurer de changer de chemin pendant qu'il en est encore temps », a-t-il ajouté. « Les Français voient que vous vous trompez de diagnostic, que vous nous administrez une mauvaise médecine, que vous aggravez le mal que vous prétendez guérir », a dit Jean-François Copé. « Vous semblez avoir la certitude de ceux qui, persuadés d'être dans le vrai puisqu'ils sont dans la doctrine, marchent avec détermination vers l'abîme », a-t-il poursuivi.

Aucune chance d’être adoptée

La motion de censure du groupe UMP, la 54e de l'histoire de la Ve République, n'avait aucune chance d'être adoptée et a été rejetée en soirée, les élus socialistes et leurs alliés disposant de la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Elle intervient à un moment délicat pour Jean-Marc Ayrault qui, outre les critiques à son égard au sein de la majorité et la chute de sa cote de confiance auprès des Français, voit son action fragilisée par la démission de son ministre du Budget Jérôme Cahuzac, visé par une enquête judiciaire pour blanchiment de fraude fiscale, notamment.

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