Borloo: "Je comprends que la une de Charlie Hebdo puisse choquer"

Jean-Louis Borloo sur le plateau de BFMTV et RMC, le 13 janvier. - BFMTV
Une "renaissance", "une prise de conscience", et beaucoup de "respect à venir". Jean-Louis Borloo, qui se fait rare dans les médias depuis son retrait de la présidence de l'UDI, est revenu sur la mobilisation de ce week-end en hommage aux victimes des attentats, mardi matin sur BFMTV et RMC. Voici ce qu'il fallait retenir de son interview.
#Le sentiment: "le sursaut" de la France
"C'est un sursaut". Jean-Louis Borloo, s'est dit fier, du rassemblement historique qui a fait dimanche de Paris la capitale de la résistance au terrorisme et de la défense de la liberté d'expression. "Ce n'était pas la confusion, c'était la convergence", a-t-il encore commenté. "Il y a eu un sursaut. D'ailleurs dans les débats, on ne dit plus 'ce pays', mais 'notre pays'".
#La proposition: trouver un cadre de valeurs
Que faire maintenant, une fois la mobilisation passée? "Si on met des réponses techniques, dans un cadre de valeurs, ce sera une forme de renaissance", a estimé l'ancien ministre et ex-président de l'UDI. Mais "il faut bien analyser ce qu'il se passe, parce qu'il y avait dans notre société un amenuisement des valeurs, il y avait de l'individualisme, un repli sur soi, une recherche de l'hédonisme".
Cette prise de conscience, "ce sera un chemin collectif extrêmement long. Mais ce mur, nous allons le franchir", a insisté Jean-Louis Borloo, qui travaille aujourd'hui au développement des pays pauvres de l'Afrique.
#La réaction: la une de Charlie, "c'est compliqué"
Pour sa une de mercredi, Charlie Hebdo a décidé de tenir tête aux terroristes en dessinant à nouveau en une sur son prochain numéro le prophète Mahomet qui proclame "Je suis Charlie", "tout est pardonné"."C'est compliqué. Je comprends complètement et je comprends que cela puisse blesser", a commenté Jean-Louis Borloo. "La liberté s'exprime, mais le respect, cela doit être tous les jours", a-t-il indiqué.
Jean-Louis Borloo avait participé dimanche à la marche parisienne en hommage aux victimes des attentats de la semaine dernière.











