Migrants: les associations veulent un "plan d'urgence national"

Des manifestants protestant contre l'évacuation du lycée Jean Jaurès à Paris, où s'étaient installés des migrants, le 4 mai 2016. (Photo d'illustration) - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
"Malgré les nombreuses places créées en Ile-de-France depuis plusieurs mois pour héberger les migrants, la pénurie constante d'hébergement est source de fortes tensions. Pour sortir de la crise, nous demandons un plan d'urgence national interministériel", affirment les signataires (Fnars, Fondation Abbé Pierre, France Terre d'asile, Association Aurore, Samu social, Fondation Armée du Salut, Groupe SOS, Emmaüs solidarité et Coallia) d’un communiqué qui demande un "plan d'urgence national" pour mieux accueillir les migrants.
Parmi les demandes, "une mobilisation massive et rapide de logements" à vocation sociale, "l'ouverture de centres d'hébergement et d'accompagnement" partout en France, la réduction des délais d'attente en préfecture pour les demandes d'asile et la mise en oeuvre d'une "politique nationale volontariste d'intégration des réfugiés".
Les associations appellent aussi à "renforcer l'intervention des maraudes sociales" pour "éviter la constitution et surtout le grossissement des campements", et à "compléter l'action de celles-ci par des accueils de jour", rejoignant en cela les demandes exprimées il y a une semaine par la maire de Paris Anne Hidalgo, qui avait jugé "impératif" de "changer de méthode" dans l'accueil des migrants.












