Manuel Valls : « Il est hors de question de céder à des sifflets »

Manuel Valls, ministre de l'Intérieur - -
Invité ce mardi de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV, Manuel Valls faisait un retour sur la scène médiatique après une absence que lui a fait remarquer Jean-Jacques Bourdin.
Le ministre de l'Intérieur s'est défendu, disant qu'il avait fait son travail : «J'étais présent, j'étais à ma place», avant d’estimer que le problème « n'[était] pas là ». Manuel Valls a condamné les huées dont a été victime François Hollande lundi lors des cérémonies du 11 novembre, affirmant qu'il s'agissait d'un « outrage » et que ce n'était pas l'homme Hollande mais le chef d'Etat qui avait été sifflé. « En ce jour de rassemblement, tout le monde doit se rassembler autour du chef de l’Etat » et ajoutant qu'il était « hors de question de céder à des sifflets, des factieux, il faut tenir bon ».
Sur une centaine de manifestants, « 70 ont été interpellés qui viennent de groupes bien identifiés, comme le Printemps français, qui n’acceptent pas les lois de la République. Pour certains, ils ont voulu traverser l’avenue au moment où le cortège présidentiel repartait. L’ordre républicain doit s’imposer partout ».
Sa réponse à Malek Boutih, qui réclame un remaniement : « Ministres et parlementaires doivent garder leur sang-froid ».
Sur les manifestations en Bretagne contre l'écotaxe, Manuel Valls a condamné des « dégradations insupportables », en soulignant qu'un dialogue avait été ouvert la semaine dernière. Il a également réaffirmé sa « loyauté » envers François Hollande.
Valls à Matignon ?
Manuel Valls a éludé la question d’une éventuelle entrée à Matignon, disant que c’était « le moment de se serrer les coudes » et qualifiant Jean-Marc Ayrault de « loyal et courageux ».
Manuel Valls a réaffirmé son appartenance à la gauche « depuis 30 ans » et soulginé qu’il n’y avait pas de « réussite individuelle sans réussite collective ».
Le ministre de l'Intérieur s’est défendu de faire le jeu du Front national, disant qu’il n’y avait pas de « progrès sans ordre républicain » et que ceux qui l’accusent de faire monter le FN, « ont perdu le sens des réalités ».
Manuel Valls a appelé à « poursuivre notre tâche » «La politique que nous menons va payer à condition que ceux qui gouvernent assument pleinement leurs responsabilités ».
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