UMP : ils ont œuvré pour l’accord

En coulisses, chaque ténor UMP a essayé d'intervenir pour résoudre le conflit. - -
A l’UMP, un accord a enfin été trouvé, lundi soir, entre Jean-François Copé et François Fillon. L’occasion de revenir sur les personnages-clé de ce mois de crise : qui tire la couverture à lui, qui a œuvré en coulisses ? BFMTV.com fait le point.
LES ARTISANS DE L'ACCORD FINAL
• Jean-Pierre Raffarin
L’ancien Premier ministre, partisan de Jean-François Copé, est intervenu directement entre les deux belligérants, fort de son expérience. Sur BFMTV, Jean-François Copé l’a même remercié directement : "Jean-Pierre Raffarin a fait ces derniers jours un gros travail de médiation, je veux lui rendre un grand hommage", a-t-il affirmé. Un rôle que l’ancien Premier ministre n’a de cesse de rappeler sur son compte twitter. Et Jean-Pierre Raffarin pourrait profiter de ce retour de popularité pour, par exemple, briguer la présidence du Sénat.
• François Baroin
L'ancien ministre de l'Économie est le deuxième homme fort du groupe RUMP présidé par François Fillon, où il a installé des proches. En coulisses, il a fait jouer ses amitiés chiraquiennes pour tenter de trouver une sortie de crise, tout en accentuant la pression sur Jean-François Copé. Le député de l'Aube tenterait-il de se poser en embuscade pour briger la tête de l'UMP ? "Je ne suis candidat à rien", a-t-il déclaré jeudi 13 décembre. A voir.
• Bernard Accoyer
L’ancien président de l’Assemblée nationale, d’abord discret aux débuts de la crise, a fini par proposer la semaine dernière un référendum auprès des parlementaires de l’UMP afin qu’ils se prononcent pour ou contre la tenue avant l’été 2013 d’une nouvelle élection du président du parti. L’accord scellé, le référendum est finalement annulé. L’idée aura en tout cas servi à accentuer la pression sur les deux protagonistes pour qu’ils avancent dans leurs discussions.
• Christian Jacob
Avec la création du RUMP, le président du groupe UMP à l'Assemblée s'est vu mis en danger : "deux groupes, ça n'a pas de sens", a-t-il répété à l'envi. Raison de plus pour oeuvrer à la réconciliation : en proposant par exemple la mise en place d'une "commission paritaire", composée de parlementaires des deux camps pour se mettre autour d’une table.
CEUX QUI ONT ESSAYÉ
• Alain Juppé
Après quinze jours de crise, Alain Juppé était vu comme le potentiel sauveur de l'UMP. Le fondateur de l'UMP a essayé de discuter avec Jean-François Copé et François Fillon, les poussant à se rencontrer... Peine perdue. Visiblement agacé devant l'impasse, l'ancien Premier ministre a fini par appeler Nicolas Sarkozy à la rescousse.
• Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy a essayé à deux reprises de sauver le parti, qu’il a tenu d’une main de fer de 2004 à 2007. Fin novembre, "excédé" par le chaos qui règne au sein de l’UMP, il lance un ultimatum aux deux hommes pour les presser de trouver un accord. Mais les discussions n’ont rien donné, si ce n’est la volonté commune de François Fillon et Jean-François Copé de s’affranchir de son autorité. Et d’éviter son retour.
• Les non-alignés
NKM, Bruno Le Maire… Si les "non-alignés" qui ont refusé de prendre position pour l’un ou l’autre des candidats n’ont pas agi directement pour l’accord Copé-Fillon, leurs multiples pressions ont tout de même œuvré en ce sens. Et leurs prises de paroles ont mis en valeur la nécessité pour l’UMP d’avoir plusieurs candidats, et de ne pas se limiter à deux.











