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Dati défend les juges, enfonce Taubira

BFM Hélène Favier
Rachida Dati: les juges "font leur travail", Taubira "affaiblit la justice"

Rachida Dati: les juges "font leur travail", Taubira "affaiblit la justice" - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

L'ancienne ministre Rachida Dati était l'invitée, vendredi matin, de BFMTV et RMC. L'eurodéputée est revenue sur les écoutes de Nicolas Sarkozy et la campagne des municipales.

Ecoutes de Nicolas Sarkozy, municipales, place de Christiane Taubira au gouvernement: l'ancienne ministre Rachida Dati était l'invitée, vendredi matin, de BFMTV et RMC. Voici ce qu'il ne fallait pas rater de son interview.

# Le soutien inattendu: "les juges font leur travail dans un cadre donné"

"La procédure judiciaire est régulière", a commenté Rachida Dati revenant sur l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy. "Cela ne me choque pas que les juges fassent leur travail dans un cadre légal donné", a-t-elle ajouté. "Il ne peut y avoir de justice pour les uns et une justice pour les puissants", a encore martelé l'eurodéputée alors que plusieurs ténors de l'UMP ont dénoncé, cette semaine, une justice à charge.

# Le tacle: "Taubira n'a plus de légitimité"

Le procureur général de Paris, François Falletti, a confirmé mercredi avoir informé la Chancellerie du dossier des écoutes de l'ancien président Nicolas Sarkozy dès le 26 février. "Il a alors clairement désavoué Christiane Taubira", estime Rachida Dati. La ministre avait assuré deux jours auparavant, sur le plateau du journal télévisé de TF1, ne rien savoir de l'affaire. "Elle n'a plus de légitimité". D'autant que, dans cette affaire, "le secret de l'instruction n'a pas été respectée", selon l'ancienne Garde des Sceaux.

# Le clash: "des tocards de journalistes"

"J'ai été transportée par la campagne de 2007. Mais, là, vivement la fin", a lancé Rachida Dati commentant la campagne des municipales. "Que l'on passe à autre chose!". "J'en ai marre d'être invitée sur les plateaux de télé pour répondre à des polémiques", a-t-elle également indiqué. "Des polémiques qui conduisent à parler du 'tous pourris'". La faute à qui? A certains journalistes, "des tocards", selon l'eurodéputée.