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Les élections municipales annulées à Lescar

BFM V.R. avec AFP
Le 30 mars dernier, le maire sortant et son adversaire avaient obtenu exactement le même nombre de voix aux municipales.

Le 30 mars dernier, le maire sortant et son adversaire avaient obtenu exactement le même nombre de voix aux municipales. - Jean-Sébastien Evrard - AFP

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En mars, le maire sortant et son adversaire avaient obtenu le même nombre de voix. Le premier l'avait emporté au bénéfice de l'âge, mais tous deux avaient demandé l'annulation du scrutin. Si la décision du tribunal administratif n'est pas contestée, de nouvelles élections seront organisées.

Le tribunal administratif de Pau a annulé mardi les élections municipales de Lescar, près de Pau, où les candidats du second tour avaient obtenu en mars le même nombre de voix, une première dans les Pyrénées-Atlantiques pour une ville de plus de 10.000 habitants, a-t-on appris auprès des deux protagonistes.

Le maire PS sortant, Christian Laine, et son adversaire centre-droit, Philippe Coy, avaient obtenu le 30 mars dernier 2.070 voix chacun dans cette ville de 10.322 habitants. Âgé de 66 ans, Christian Laine avait été élu au bénéfice de l'âge. Mais les deux rivaux avaient ensuite demandé l'annulation du scrutin.

Deux bulletins jugés irréguliers

Christian Laine a indiqué ne pas souhaiter faire appel de cette décision. "Il faut garantir la démocratie, je ne veux pas être élu à n'importe quel prix", a-t-il dit.

Philippe Coy, 46 ans, s'est quant à lui félicité que le tribunal ait "suivi les conclusions du rapporteur public". A la suite de la demande de Philippe Coy, deux bulletins avaient été jugés irréguliers par le rapporteur public le 30 septembre. Une irrégularité fondée sur le fait que deux électeurs ne seraient pas passés par l'isoloir au moment de leur vote, effectué très peu de temps avant la clôture du scrutin.

Nouvelles élections

Désormais, dans l'attente de la fin d'un mois de carence durant lequel n'importe quel électeur de Lescar peut faire appel de la décision du tribunal administratif, le préfet devra organiser de nouvelles élections dans les trois mois à compter du caractère définitif de la décision d'annulation.

Dans l'intervalle, la ville sera administrée par une délégation spéciale de trois personnes nommées par le préfet qui devra se limiter à la gestion des affaires courantes de la commune.