Le rap, une "attaque barbare" pour Le Pen

Le président d'honneur du FN Jean-Marie Le Pen estime que le rap est une "attaque barbare" (photo d'illustration). - Valery Hache - AFP
Jean-Marie Le Pen n'aime pas l'art contemporain. Il y est même "hostile". Dans une interview au quotidien d'extrême droite Présent, le président d'honneur du Front national vante les mérites de la "chanson populaire française" et de la "poésie populaire". "C'était une défense contre les attaques barbares que sont le rap et autres manifestations délirantes". Jean-Marie Le Pen ne porterait donc pas Booba et Orelsan dans son coeur.
Dans cette même interview, le député européen raconte son intérêt pour la musique, et s'attarde en particulier sur un disque qu'il a produit: les Poèmes de Fresnes, de l'écrivain collaborationniste Robert Brasillach. "Lors de l'enregistrement, quand les techniciens qui ne connaissent pas ces textes entendent le Testament d'un condamné, ils pleurent. C'est un souvenir extraordinaire", confie-t-il au quotidien.
Plus jeune, Jean-Marie Le Pen dirigeait une société d'édition de disques, la SERP, qu'il avait fondée avec l'ancien Waffen SS Léon Gaultier en 1962. Il avait alors édité les discours de De Gaulle et de Mitterrand, ainsi que des marches militaires, dont trois sur les Waffen SS.












