Le PRG participera-t-il à la primaire de gauche?

Sylvia Pinel, la présidente du Parti radical de gauche, le 3 septembre 2016 à La Rochelle. - XAVIER LEOTY / AFP
Le plus vieux parti français définira samedi sa stratégie pour la présidentielle. Réunis en convention à Paris, les représentants des fédérations du Parti radical de gauche (PRG) débattront et voteront pour définir leur position en 2017. Le parti, resté loyal à François Hollande pendant le quinquennat, s'interroge sur la stratégie à suivre, alors qu'une nouvelle candidature du président se profile.
En se décidant samedi à huis clos, il restera maître de son calendrier car la position de François Hollande ne sera pas encore officialisée. La stratégie choisie par le PRG devrait être celle d'une candidature indépendante, incarnée par la présidente, l'ancienne ministre Sylvia Pinel, mais sans passer par la primaire, comme le précise ce vendredi L'Opinion.
"Tout le monde a l’honnêteté de reconnaître que si c’est pour faire un score à la Copé ou au mieux à la Bruno Le Maire, il n’est pas question de mettre un pied dans ce processus", explique un membre anonyme de la direction du PRG au quotidien libéral.
Sept parlementaires soutiennent Macron publiquement
Guillaume Lacroix, vice-président du parti, précise aussi à l'AFP qu'il préfère à titre personnel ne pas passer par la primaire si François Hollande y participe. Le PRG se voit en effet mal soutenir par exemple une candidature d'Arnaud Montebourg s'il sortait vainqueur de la primaire de la gauche, qui se tiendra fin janvier.
"L'option qui séduit le plus, c'est d'avoir une candidature PRG", confirme-t-il. "Si candidature il y a, la légitimité et la force iront vers Sylvia Pinel, souligne le premier vice-président dans L'Opinion. Maintenant, c’est à elle de dire si elle a envie."
A la présidente de dire si elle a envie, et au parti de régler samedi un détail d'importance: la question d'un soutien à Emmanuel Macron, pour qui penchent de nombreux cadres. Sept parlementaires affichent leur soutien à l'ancien ministre de l'Economie, dont les députés Alain Tourret, du Calvados, Paul Giacobbi, de Haute-Corse, Jacques Krabal, d'Eure-et-Loir et le président du groupe au Sénat, Jacques Mézard, élu du Cantal.
Vers une candidature conditionnée?
Tous ces radicaux seront invités à clarifier leurs positions au moment des investitures pour les législatives, mais la flamme macroniste qui divise le parti inquiète jusqu'à l'Elysée. Malgré sa loyauté, le parti néglige ces derniers temps ses relations avec le pouvoir et, d'après L'Opinion, une partie de la direction a été reçue par le président de la République pour définir l'opération "anti-Macron".
Samedi, Jacques Mézard, qui fait office de porte-parole, défendra l'option Macron, mais la direction veut croire qu'elle a peu de chances d'aboutir. Le PRG pourrait aussi être séduit par une candidature de Manuel Valls, le Premier ministre ayant ménagé cet allié en lui rendant plusieurs visites et en gardant une posture très ferme sur la laïcité.












