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"Je ne pense pas que ce soit un frein": Gabriel Attal estime que la France est prête à élire un président homosexuel

BFM Mélanie Hennebique
Le secrétaire général du parti Renaissance, Gabriel Attal, après sa rencontre avec le Premier ministre François Bayrou à l'hôtel de Matignon, le 2 septembre 2025, à Paris

Le secrétaire général du parti Renaissance, Gabriel Attal, après sa rencontre avec le Premier ministre François Bayrou à l'hôtel de Matignon, le 2 septembre 2025, à Paris - Thomas SAMSON

L'ancien Premier ministre figure parmi les personnalités politiques qui ont pris part au documentaire "Homos en politique, le dire ou pas?". Lors de ses prises de parole, il a donné son avis sur les éventuelles évolutions qui pourraient être observées au sein de la politique française.

La France est-elle prête? Pour l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, les Français pourraient élire un président ouvertement gay ou une présidente ouvertement lesbienne, assure-t-il dans le documentaire "Homos en politique, le dire ou pas?", mis en ligne vendredi 24 octobre sur la plateforme de France télévisions.

Le documentaire réalisé par les journalistes Renaud Saint-Cricq et Jean-Baptiste Marteau est centré sur ces élus, hommes et femmes, qui ont pris la parole ou ont assumé leur orientation sexuelle, tout en questionnant ce qu'implique cette démarche dans le monde politique.

C'est à partir de sa déclaration lors de son discours de politique générale en janvier 2024, lors duquel il a affirmé "qu'être Français en 2024, c'est pouvoir être Premier ministre en étant ouvertement homosexuel", que l'enquête est lancée.

"Des Français ouverts et tolérants"

"Dans (la France ndlr) de 2027, on pourrait être candidat à la présidentielle et ouvertement gay et lesbienne?", est questionné l'homme politique.

"Je pense que c'est possible, bien sûr", répond-il. "Car on est un pays qui a extraordinairement progressé, qu'on a des Français qui sont ouverts et tolérants, je ne pense pas que ce soit un frein", ajoute-t-il.

Interrogé sur l'éventualité que le pays puisse être un jour dirigé par un président ou une présidente appartenant à la communauté LGBT, l'homme politique réagit simplement: "Je l'espère".

Les confidences des politiques

Au cours de ce documentaire, disponible sur la plateforme de France Télévisions depuis le 24 octobre, plusieurs personnalités politiques ont pris la parole.

Outre Gabriel Attal, Sarah El Haïry, haut-commissaire à l'enfance, Jean-Luc Romero-Michel, adjoint à la mairie de Paris, Bertrand Delanoë, ancien maire PS de Paris, Mélissa Camara, députée européenne Les Verts, ou encore Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, se sont confiés sur leurs propres expériences et ressentis. Messages homophobes, coming-out... Tous ont vécu leur homosexualité à leur manière et ont fait face à des épreuves différentes.

Franck Riester, ancien ministre de la Culture, est aussi présent face à la caméra. Il évoque l'importance d'assumer son orientation sexuelle au sein des institutions politique. "Être un responsable politique qui est homosexuel permet à des jeunes de pouvoir accepter qui ils sont, le faire accepter à leur famille beaucoup plus facilement", dit-il.

Par le passé, Gabriel Attal s'était déjà exprimé dans la presse à plusieurs sur l'homophobie. Lors d'un débat réalisé en juin 2024 en marge du premier tour des élections législatives, il avait déclaré devant Olivier Faure et Jordan Bardella: "Je l'ai vécue, je la vis. Ma chance, c'est que je suis bien entouré et que je suis blindé".