La quête du FN vers la "solution magique" en 2017

La présidente du FN Marine Le Pen - GEORGES GOBET / AFP
Malgré des scores historiques aux départementales et aux régionales, l'équation s'annonce difficile pour Marine Le Pen avant la présidentielle de 2017: le Front national droit trouver une "solution magique" pour passer la barre des 50% sur laquelle elle bute inéxorablement.
Le conclave frontiste s'est donc réuni ce lundi pour proposer une discussion ouverte et franche, suscitant l'avis de plusieurs participants, sur ce qui a permis de grimper si haut... et ce qui a bloqué ensuite. Mais pas de fumée blanche à son issue, comme le résume un dirigeant: "On ne va pas trouver de solution magique."
Pour autant, le parti dispose de pistes de travail. Le FN devrait organiser prochainement des séminaires de travail.
"On va lancer des idées, des conventions thématiques (...) Le but est de mieux faire connaître le projet, d'avoir des retours" assure Florian Philippot.
Élargir le FN
Mais gagner au second tour soulève aussi l'écueil d'un parti qui n'a "pas de force d'appoint ni de possibilités d'alliances", relève le sociologue Sylvain Crépon. Or, "aucun parti n'a jamais fait 51% tout seul", résume un soutien de Marion Maréchal-Le Pen.
"On n'est pas encore du tout au niveau pour l'emporter seul contre tous, sauf bouleversement" concède un frontiste de premier rang.
Nicolas Dupont-Aignan, chef de file du partir Debout la France a encore rejeté jeudi un appel du pied de Florian Philippot pour une alliance. Des discussions "informelles" ont été engagées avec le CNIP, indique un dirigeant, confirmant une information du Monde.
Le principal espoir frontiste actuel reste de faire "exploser la droite", notamment en cas de second tour face à la gauche. Mais les Républicains excluent tout accord national ou local avec le FN. D'ici l'entre deux-tours de 2017, "c'est une ligne utopique", d'après M. Crépon.












