L'Assemblée nationale vote en première lecture une nouvelle loi antiterroriste

Le fronton de l'Assemblée nationale - JOEL SAGET © 2019 AFP
L'Assemblée nationale a adopté mercredi soir en première lecture un projet de loi renforçant les mesures antiterroristes et le renseignement.
Le texte, qui perennise des mesures inspirées de l'état d'urgence, a été voté par 87 voix contre 10 et 4 abstentions et doit désormais aller au Sénat.
Pour le gouvernement, ce nouveau projet dans l'arsenal antiterroriste concilie "vigilance" face à la menace et "protection" des libertés.
Le groupe LR, qui a longuement bataillé pour tenter de durcir ce texte examiné depuis mardi, a finalement décidé de voter pour "par esprit de responsabilité" même s'il considère qu'il constitue "une occasion manquée".
À gauche, LFI a tenté de s'y opposer au nom des libertés publiques avec une motion de rejet, qui a échoué.
Quatre mesures emblématiques
Le projet de loi fait notamment entrer définitivement dans le droit commun quatre mesures emblématiques mais expérimentales de la loi sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme (Silt) de 2017.
Périmètres de sécurité, fermeture de lieux de culte, mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (Micas) et visites domiciliaires: ces quatre dispositions de police administrative avaient pris la suite de mesures de l'état d'urgence, mises en oeuvre pendant deux années après les sanglants attentats de Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015.
Un autre volet concerne le renseignement, avec pour objectif de tirer les conséquences des évolutions technologiques et juridiques de ces cinq dernières années.












