Kouchner : « Il fallait donner l’assaut à In Amenas »

Bernard Kouchner, ancien ministre des Affaires étrangères - -
Ce mardi sur RMC et BFMTV Bernard Kouchner a, comme François Hollande avant lui, approuvé l’assaut de l’armée algérienne sur le site gazier proche d’In Amenas. « Il fallait donner l’assaut », a dit Bernard Kouchner pour qui « il n’y avait pas d’autres solutions ». L’ancien ministre des Affaires étrangères est également revenu sur les relations de la France avec les preneurs d’otages. A la question « les états démocratiques doivent-ils payer des rançons », Bernard Kouchner a répondu qu’il était « difficile d’abandonner nos otages » ajoutant par la suite « un Etat comme la France ne négocie pas avec les preneurs d'otages ».
Au Mali, « le succès est manifeste »
Sur le Mali, Bernard Kouchner a salué « le succès manifeste dans la première phase » du conflit avant de critiquer les voix dissidentes de Valéry Giscard d’Estaing, Dominique de Villepin et Noël Mamère, « une jolie coalition », a-t-il ironisé. Concernant les objectifs de la France au Mali, Bernard Kouchner a demandé un peu de patience, « attendons un peu » a-t-il dit, « une guerre ça ne se fait pas en deux jours ».
Bernard Kouchner a en revanche regretté l'absence de l'Allemagne aux côtés de la France dans l'intervention militaire au Mali alors que les deux pays fêtent ce mardi le 50e anniversaire du traité de l'Elysée ayant rapproché les deux nations. « Là, on ne trouve pas beaucoup l'Allemagne car ils n'ont pas envie d'intervenir au Mali », a déploré l'ancien ministre qui a aussi noté l'absence de l'Europe dans ce conflit. « L'Europe de la défense ne marche pas fort. Au niveau des armes, il n'y a pas d'harmonisation car chaque pays veut vendre les siennes », a ainsi regretté Bernard Kouchner.












