Jouanno veut limiter la réintroduction d'ours dans les Pyrénées

La secrétaire d'Etat française à l'Ecologie Chantal Jouanno, qui estime à 19 le nombre de plantigrades présents dans le massif pyrénéen, veut limiter la réintroduction d'ours dans les Pyrénées, qui ne sera plus systématique. /Photo d'archives/REUTERS/Char - -
PARIS (Reuters) - La secrétaire d'Etat française à l'Ecologie, Chantal Jouanno, veut limiter la réintroduction d'ours dans les Pyrénées, qui ne sera plus systématique.
Elle doit effectuer lundi une visite à Toulouse sur ce thème sensible, qui suscite la colère des éleveurs et la mobilisation des organisations écologistes.
"Je ne souhaite plus, comme on l'a fait il y a quelques années, parler de réintroduction d'ours, car cela a entraîné de fortes réactions de rejet dans les Pyrénées", déclare Chantal Jouanno dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France.
"Il y a eu trop de problèmes, de heurts, de crispations locales lorsqu'on a imposé aux Pyrénéens un renforcement de la population d'ours en 2006. C'est néfaste pour l'écologie, qui ne se résume pas à ces symboles, ajoute-t-elle. Mais il n'est pas question non plus de laisser la population d'ours s'éteindre".
Elle estime à 19 le nombre de plantigrades présents dans le massif pyrénéen, avec deux naissances prévues cette année.
"Nous estimons que les conditions d'une reproduction naturelle sont à présent réunies", dit la secrétaire d'Etat.
Chantal Jouanno souhaite qu'à l'avenir, tout ours tué par l'homme soit "systématiquement remplacé".
"Il s'agit d'un plan de conservation de l'ours dans les Pyrénées, pas d'un plan de renforcement", dit-elle.
Elizabeth Pineau, édité par Grégory Blachier












