"Jean-Paul Delevoye est un homme sincère", défend Agnès Buzyn

"Jean-Paul Delevoye est un homme sincère", a déclaré Agnès Buzyn la ministre des Solidarités et de la Santé, sur le plateau de BFM Politique dimanche 15 décembre, alors que le Haut-Commissaire aux retraites est fragilisé par des soupçons de conflits d'intérêts après des oublis dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
"Cela fait maintenant deux ans que je travaille avec lui et je peux dire que le Haut-Commissaire est un homme de conviction, un homme engagé", a-t-elle ajouté.
"Maintenant la négociation avec les syndicats va se poursuivre je laisse à la Haute-Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) décider la semaine prochaine[...] Le commissaire est de bonne foi, il s’est retrouvé projeté ministre alors qu’il était en pleine consultation et en pleine concertation avec les syndicats", a souligné Agnès Buzyn.
"Je ne pense pas qu'il ait sciemment voulu dissimuler ses mandats"
"Ce qui compte c'est évidemment qu'il rembourse les sommes qu'il a touchées parce qu'aucun ministre ne s'est retrouvé dans cette situation. Mais je ne pense pas qu'il ait sciemment voulu dissimuler ses mandats", a-t-elle poursuivi.
Jean-Paul Delevoye a rectifié samedi sa déclaration d'intérêts en révélant treize mandats, dont onze bénévoles, soit dix de plus que dans la version initiale, selon le journal Le Monde. Regrettant une "erreur" qu'il estime avoir "réparée", le Haut-Commissaire aux retraites déclare qu'il veut "continuer à défendre et soutenir ce projet de réforme de retraites dans le souci du dialogue social et dans une démarche d'apaisement de notre société".
"J'ai fait ces omissions car pour moi, c'était de l'ordre de l'engagement social", se justifie Jean-Paul Delevoye, affirmant n'avoir "jamais donné de conférences rémunérées dans le cadre de ces fonctions".












