J-M. Delarue : « Les maisons de retraites ne sont pas des prisons»

Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté - -
Ce mardi matin sur RMC et BFMTV, Jean-Jacques Bourdin reçoit le contrôleur général des lieux de privation de liberté. Jean-Marie Delarue souhaite que ses attributions soient étendues aux maisons de retraites. Selon lui, dans ces établissements, beaucoup de personnes sont privées de leur liberté car elles sont dépendantes pour se déplacer, se nourrir, se laver… Jean-Marie Delarue ést également revenu sur la situation spécifique des prisons, leurs
8h53 - Jean-Marie Delarue : « J'ai vu un détenu de 85 ans. Serait-il dangereux dehors? Il faut adapter leurs conditions de détention, envisager peut-être des suspensions de peine pour les très malades ou des aménagements spécifiques ».
8h50 - Jean-Marie Delarue : « Un quart des détenus seulement travaillent. C'est très insuffisant, ils devraient être 80%. Mais on ne peut pas appliquer le même droit dehors que dans les prisons ».
8h48 - Jean-Marie Delarue : « On va construire moins de places de prison que prévu, 6 000 d'ici 2017. Au-delà de la construction de nouvelles prisons, il faut rénover les plus anciennes ».
8h45 - Jean-Marie Delarue : « Le contrôle des lieux de privation de liberté répond à un besoin social ».
8h43 - Jean-Marie Delarue : « Le principe de prudence ne met-il pas en cause la liberté de certaines personnes âgées dépendantes ? »
8h40 - Jean-Marie Delarue: « Moi je veux savoir combien il y a de contrôles par ces autorités issues des conseils généraux. Je pense qu'il n'y pas assez de contrôle et je pourrais apporter un nouveau regard. Je représente un organisme de contrôle indépendant », explique-t-il après la réaction négative de la ministre chargée des personnes âgées et de l’autonomie, Michèle Delaunay quelques minutes plus tôt sur RMC.
8h39 - Jean-Marie Delarue : « Les personnes âgées dépendantes sont parfois privées de leurs libertés. Les personnels qui s’en occupent peuvent avoir quelques fois des gestes d’impatience. Je veux que nous allions voir comment cela se passe dans les 7 000 EPHAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) de France ».
Jean-Marie Delarue a été nommé en 2008 directeur général des lieux de privation de liberté. Depuis 5 ans, il contrôle les prisons françaises. Il a remis son dernier rapport au gouvernement, ce lundi. Dans celui-ci, il demande que sa fonction de contrôle soit élargie aux maisons de retraites et EPHAD, ces établissements au sein desquels les personnes âgées dépendantes peuvent perdrent une partie de ce qui leur reste de liberté.
8h38 - Jean-Marie Delarue : « Nous savons faire ce type de contrôle dans les établissements de privation de liberté que nous gérons avec les prisons depuis 5 ans. Les maisons de retraites ne sont pas des prisons et les personnes âgées sont en principe libres de leurs mouvements ».
Retrouvez ici les moments forts de Bourdin & Co ce mardi matin.












