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Il reçoit une confirmation de vote mais n'a rien à voir avec l'UMP

BFM S.A.
Le vote pour la présidence de l'UMP s'est effectué par voie électronique

Le vote pour la présidence de l'UMP s'est effectué par voie électronique - Kenzo Tribouillard - AFP

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Dans les Landes, un homme a reçu une confirmation de vote mais assure ne pas avoir été présent à son domicile à cette heure-là, et dément tout lien avec l'UMP. La délégation locale du parti préfère dédramatiser.

Drôle de surprise dans les Landes en ce week-end de vote à l’UMP. Un homme a reçu un mail de confirmation de sa participation, rapporte Sud-Ouest. Or, il n'a jamais été ni adhérent, ni militant UMP. Mieux il n’était pas chez lui, à "12h10", et déjeunait en compagnie de son épouse au bar des Sports de son village. "Il n’y avait que le labrador, et encore il était à l'extérieur de la maison", s’amuse-t-il avant de s’interroger, sans rire cette fois: "Serait-ce cela la démocratie participative au sein des partis politiques?"

Interrogé par le quotidien, la section UMP des Landes dédramatise. "Personne ne m'a appelé ou n'a signalé quelque chose de ce type. Je trouve cela très surprenant, normalement l'accusé de réception arrive sur l'adresse électronique que l'adhérent a renseignée dans le fichier, explique Arnaud Tauzin. Ce n'est pas plutôt un militant de la gauche alternative qui veut faire le buzz?"

Des "cyber-attaques" et une plainte

L’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP a été marquée ce week-end par des problèmes informatiques mais de tout autre nature. Certains adhérents ont du mal à se connecter sur le site dédié au scrutin et le parti politique a été attaqué vendredi soir, 30 minutes seulement après l’ouverture du vote. Conséquence: aucun vote n'avait pu être enregistré entre 20h15 et 22 heures.

Dans la foulée le secrétaire général du parti, Luc Chatel, avait annoncé le dépôt d’une plainte contre les auteurs de cette "cyber-attaque". Elles
n'étaient pas accompagnées "de revendications particulières". "C'est un peu un jeu des hackers" de tester la sécurité des sites, avait-il déploré.

Le spectre des fraudes de 2012

Reste que dans le cas de cet homme originaire des Landes, Sud-Ouest confirme que l'adresse mail d'où est parvenue la réponse de l'UMP correspond bien au site sur lequel les militants devaient voter. Si ce type de situation se multipliait dans les prochains jours, le spectre de fraudes pourrait ressurgir et fragiliser la nouvelle direction.

En 2012, la guerre des chefs entre Jean-François Copé et François Fillon s’était déroulée sur fond de fraudes massives dans certains départements et bureaux contrôlés par l’un ou l’autre des candidats. En 2014, ni le vainqueur Nicolas Sarkozy, ni les vaincus Bruno Le Maire ou Hervé Mariton ne semble pour le moment remettre en cause la fiabilité du scrutin.