Hamon "ne laissera pas la gauche rejoindre Emmanuelli dans la tombe"

Benoît Hamon. - MARTIN BUREAU / AFP
Lors d'un dernier hommage à son mentor Henri Emmanuelli au siège du parti socialiste, Benoît Hamon a, en présence de ministres tentés de rejoindre Emmanuel Macron (dont Stéphane Le Foll), multiplié les allusions politiques pour resserrer les rangs autour de sa candidature. "Nous n’avons pas le droit d’abandonner la gauche", a lancé le candidat socialiste, refusant qu'elle suive son "frère en politique" "dans le tombeau". "Les mots d'Henri Emmanuelli sont d'autant plus forts aujourd'hui quand on voit ceux qui voudraient contourner le débat à gauche", a lancé le candidat.
Dépassé par Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, victime d'une hémorragie des cadres du Parti socialiste vers le camp Macron, le vainqueur de la primaire de la gauche a tenté de provoquer un sursaut de loyauté dans sa famille politique: "Toujours préférer, quand on a l’honneur de servir la gauche, les états de service aux états d’âme", a rappelé le candidat, invitant ses camarades à "faire front, faire face".
Le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis a également pris la parole, affirmant que "La disparition d’Henri [Emmanuelli] nous remplit de tristesse, mais nous appelle aussi, à notre tour, à ne jamais renoncer".












