Semaine de 4,5 jours : pas de "pression" selon Peillon

Vincent Peillon a assuré ne pas mettre la pression aux maires dans la mise en oeuvre de sa réforme - -
Afin de répondre aux inquiétudes des maires concernant la mise en oeuvre de la réforme sur les rythmes scolaires, Vincent Peillon a voulu jeudi se montrer rassurant. Le ministre de l'Éducation a assuré que ceux qui souhaitent instaurer les nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2014 et non en 2013 ne seront "pas stigmatisés".
Avant toutefois de rappeler qu'ils seront quand même "face aux mêmes difficultés". "C'est votre droit de passer en 2014 (...) Ne croyez pas que le ministre vous met la pression, ce n'est pas vrai (...) mais ne croyez pas que ce sera plus facile en 2014", a lancé Peillon à des maires de Côte-d'Or réunis à Dijon.
"Un renforcement des inégalités"
Les maires faisaient part de leurs préoccupations, notamment sur l'organisation d'activités périscolaires par les collectivités, ce qui pose la question du recrutement d'animateurs compétents et le problème de leur déplacement, pour de courtes périodes, en zone rurale.
"On estime qu'on n'a pas les moyens financiers et humains de la réussite" de cette réforme, a estimé Dominique Girard (DVD), maire du village de Flammerans, qui craint "un renforcement des inégalités entre les communes riches et pauvres".
"Le temps péri-éducatif est quasiment impossible à organiser en zone rurale", a abondé Patrick Molinoz (PRG), maire de Venarey-les-Laumes.
"Si on est pour la priorité à l'enfant, on y va", s'est agacé le ministre de l'Education, jugeant que "le problème, avant d'être celui des collectivités locales, est celui des élèves".












