Mariage homo : les "antis" veulent afficher leur détermination

Frigide Barjot, dimanche, lors d'un happening des opposants au mariage homosexuel, à Paris - -
À quelques heures du vote solennel des députés, les opposants au mariage-gay veulent montrer que leur détermination ne faiblit pas. Plus de 200 d'entre eux ont organisé dimanche un "happening" sur les Champs Elysées, quelques heures après la fin du débat-marathon sur le projet de loi, achevé la veille après environ 110 heures de discussions. Le texte doit être adopté mardi par l'Assemblée nationale mais il devra ensuite franchir l'étape du Sénat, à partir du 18 mars.
Concert de klaxons, drapeaux bleus, blancs, roses et voiture de mariés… la mobilisation semblait bien maigre, en comparaison à la "manif pour tous", organisée le 13 janvier dernier à Paris, et qui avait rassemblé entre 340.000 et 800.000 personnes selon que les chiffres étaient donnés par la police ou les organisateurs. Mais ses organisateurs veulent croire que les "antis" se déplaceront en masse le 24 mars prochain, date à laquelle ils appellent de nouveau à descendre dans la rue. L'événement de dimanche constituant selon leur figure de proue du mouvement Virginie Tellenne, alias Frigide Barjot, un "teaser" de cette "grande manifestation".
Une pétition à 500.000 signatures
"Il va falloir le dire aux Français, cette loi […] institue que la filiation est changée et que donc la PMA [procréation médicalement assistée] et la GPA [gestation par autrui] se trouvent inévitables", a estimé devant le Conseil d'État l'humoriste catholique, bien que ces questions ne figurent pas dans le texte.
Malgré le cheminement du projet de loi au Parlement, les anti-mariage gay continuent de donner de la voix au motif que "la marche parlementaire n'empêche pas la marche du peuple". Le mouvement porté par Frigide Barjot prévoit notamment de se rendre devant l'Assemblée mardi pour y tenir "un bureau de vote", invitant parallèlement les Français à se prononcer contre le texte sur leur site internet.
Ils prévoient également de déposer une pétition ayant selon eux recueilli les 500.000 signatures nécessaires à la saisine du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Le maire et conseiller général (DVD) du Chesnay, Philippe Brillault, mandataire officiel de la pétition, compte la remettre au président de l'organe consultatif d’ici à mardi.












