Déchéance de nationalité: "Cela ne me choque pas", dit Macron

La déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour des actes de terrorisme est un débat qui divise à gauche. Le texte, porté par le président de la République, a essuyé de nombreuses critiques de personnalités de gauche, jusqu'à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, écartée depuis de la présentation du texte devant le Parlement.
Interrogé sur la question mercredi, Emmanuel Macron a défendu la proposition de François Hollande. "Un ministre de la République n'est pas là pour donner son avis sur les propositions présidentielle", a-t-il estimé.
Que l'on punisse des personnes "qui commettent des actes aussi graves", "cela ne me choque pas", a-t-il justifié.
"J'entends les doutes que cela crée chez certains citoyens, mais il y a des propos excessifs qui ont été tenus. On parle de cas particuliers, de cas très graves, on n'est pas ne train de mettre à terre la République, a-t-il défendu. (...) Et je veux dire à ceux qui doutent: faites attention à ce sentiment que ça peut créer chez les binationaux. L'essentiel face à ces crimes atroces, c'est de prévenir et d'être implacable".












