Gauche et centre pour supprimer le mot "race" de la Constitution

François Hollande et Eva Joly - -
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PARIS (Reuters) - Trois candidats à l'élection présidentielle rejoignent François Hollande dans son souhait de supprimer le mot "race" dans l'article premier de la Constitution, comme l'a demandé la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).
François Bayrou (Modem), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et l'écologiste Eva Joly se prononcent en ce sens dans un film réalisé pour la Licra et qui sera montré samedi.
Une proposition déjà reprise à son compte par le candidat socialiste, et à laquelle Nicolas Sarkozy s'est vivement opposé.
Eva Joly propose dans le film de remplacer le mot "race" par "genre", François Bayrou adhérant pour sa part au mot "origine" proposé par la Licra. Jean-Luc Mélenchon ne veut pas se "prononcer à la légère" mais est opposé à cette proposition.
"C'est quoi une origine? Moi je suis de nulle part et de partout", déclare-t-il dans le film.
La Licra fait 50 propositions pour une France "plus fraternelle" mais certaines d'entre elles ne font pas l'unanimité, notamment l'idée de dépénaliser le séjour irrégulier des étrangers.
Si Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon sont pour, François Bayrou et François Hollande se montrent beaucoup plus prudents.
"Un séjour est irrégulier et ne peut pas être autorisé", dit le candidat socialiste, avant de s'interroger sur la nécessité de le pénaliser. "Les gouvernants ont constamment en tête (la) préoccupation que ça ne fasse pas signal et appel d'air", répond de son côté le Président du Modem.
Nicolas Sarkozy, qui a "refusé d'être filmé et enregistré", d'après la Licra, n'apparaît pas dans ce film réalisé par le journaliste Serge Moati et qui sera diffusé samedi lors de la convention de l'association à Nîmes.
Le président-candidat s'est toutefois entretenu jeudi avec Alain Jakubowicz, le président de la Licra. Un entretien qui a fait ressortir leur opposition sur "tout ce qui a trait à l'immigration et à l'intégration", dit Alain Jakubowicz.
"Le plus important était qu'il le reçoive, ce qu'il a fait. Le fait qu'il soit filmé, ce n'est pas ce qui était important", souligne-on au QG de campagne de Nicolas Sarkozy, ajoutant que le refus de la vidéo tenait aussi à une volonté d'avoir "un échange libre".
La présidente du Front national Marine Le Pen n'apparaît pas non plus dans ce film, la Licra ne l'ayant pas conviée à un échange sur le sujet.
Chine Labbé, édité par Yves Clarisse












