Jean-Marie Le Pen n'a pas changé, le FN non plus

Jean-Marie Le Pen embrassant sa fille Marine Le Pen après avoir déposé les listes FN de candidature aux élections européennes en 2014. - JOEL SAGET / AFP
Jean-Marie n'a pas changé et il assume tous ses anciens propos. Dans le magazine Rivarol, Jean-Marie Le Pen affirme: " Je ne suis pas homme à changer d'avis ni à ramper". Il revient sur un certain nombres de points qu'il a déjà évoqué publiquement auparavant.
Concernant la référence incessante de Manuel Valls à la République, il annonce « Ils commencent à me gonfler tous avec leur République». Il dit comprendre qu'on puisse être contre la démocratie et montre de la sympathie pour le système monarchique, celui où on règne de père en fils.
Il qualifie également Manuel Valls d'immigré: « Nous sommes gouvernés par des immigrés à tous les niveaux. Valls est français depuis trente ans, moi je suis français depuis mille ans. Quel est l'attachement de Valls à la France ? » Il a réhabilité le Maréchal Pétain et confirme ses propos d'octobre dernier en disant que « le régime Vichy était parfaitement excusable». Le président syrien, Bachard El-Assad est considéré comme un tyran sanguinaire. Pourtant Jean-Marie Le Pen avance que « la diabolisation de Bachar El-Assad est tout à fait artificiel». Pour répondre à la question « Quelles sont les chances de la France et de l'Europe de résister à la décadence et la submersion? », il dit: « Il faut sauver le monde blanc».
En 2013, la candidate du FN Anne-Sophie Leclére a comparé Christiane Taubira, garde des Sceaux, à une guenon. En aucun cas Jean-Marie Le Pen ne condamne ces propos. Il a juste dit: « Je n'ai pas trouvé que l'image de madame Taubira et du singe était d'une grande finesse ou du meilleur goût».
Le FN non plus n'a pas changé
Marine Le Pen, fille de Jean-Marie Le Pen ainsi que sa petite fille Marion Maréchal- Le Pen, ont toutes les deux pris leur distance par rapport aux propos du patriarche. En apparence le FN semble avoir changé. A travers le magazine Jean-Marie Le Pen répond « On n'est jamais trahi que par les siens».
Le dimanche 5 avril, le député UMP Thierry Solère a demandé solennellement à Marine Le Pen de retirer la présidence d'honneur du FN à son père. Cela impliquerait que le FN serait fréquentable et que «le père» ne le serait pas. Mais elle ne le fera pas car Jean-Marie le Pen, c'est l'image du FN. Finalement tout est assez confortable pour Marine Le Pen car ça permet au FN d'avoir deux visages: celui de la fille et celui du père.











