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Frédéric Mitterrand retire Céline des célébrations nationales

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a annoncé que le nom de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline, auteur entre autres de pamphlets antisémites, avait été retiré de la liste des personnalités que la France devait commémorer en 2011. /Photo prise l

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a annoncé que le nom de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline, auteur entre autres de pamphlets antisémites, avait été retiré de la liste des personnalités que la France devait commémorer en 2011. /Photo prise l - -

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PARIS (Reuters) - Le nom de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline a été retiré de la liste des personnalités que la France devait commémorer en 2011, a...

PARIS (Reuters) - Le nom de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline a été retiré de la liste des personnalités que la France devait commémorer en 2011, a annoncé vendredi le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.

L'auteur du "Voyage au bout de la nuit", qui a écrit des pamphlets antisémites, figurait dans la version initiale du bottin des grands hommes de l'année, à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, en juillet.

Lors du cocktail d'inauguration de cette publication, Frédéric Mitterrand a souligné "l'apport de Céline à l'histoire de la littérature."

"En revanche, le fait d'avoir mis sa plume au service d'une idéologie répugnante, celle de l'antisémitisme, (...) ne s'inscrit pas dans le principe des célébrations nationales", a-t-il dit. "Louis-Ferdinand Céline ne doit pas s'inscrire dans une célébration des valeurs de la Nation et de la République."

Serge Klarsfeld, président de l'Association des fils et filles de déportés, avait réclamé que les Archives nationales fassent marche arrière du fait de passé collaborationniste du lauréat du prix Renaudot en 1932.

L'avocat s'était indigné que l'on puisse "célébrer" un écrivain connu pour son antisémitisme virulent et en avait appelé au ministre de la Culture et au président Nicolas Sarkozy.

"La République doit maintenir ses valeurs: Frédéric Mitterrand doit renoncer à jeter des fleurs sur la mémoire de Céline, comme François Mitterrand a été obligé à ne plus déposer de gerbe sur la tombe de Pétain", écrivait-il.

Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), était sur la même longueur d'ondes.

"Je m'indigne de la même façon que Serge Klarsfeld. Il faut être cohérent, on ne peut pas célébrer Céline", avait-il dit au Figaro.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse