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Exécution d'un otage français: "stupeur et horreur" chez les politiques

BFM A. K.
Bruno Le Roux a exprimé son émotion à l'Assemblée nationale mercredi.

Bruno Le Roux a exprimé son émotion à l'Assemblée nationale mercredi. - BFMTV

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De gauche comme de droite, l'ensemble de la classe politique exprime son indignation après l'exécution d'Hervé Gourdel par un groupe jihadiste.

"Stupeur", "horreur", "indignation"… Mercredi soir, les responsables politiques disent leur colère, après l'annonce de l'exécution d'Hervé Gourdel par ses ravisseurs, un groupe lié à l'organisation Etat islamique.

"Je veux dire ma stupeur et mon horreur", lance Pierre Laurent sur BFMTV. Le secrétaire général du Parti communiste "condamne les actes barbares de EI, encore plus après ce crime." Mais il voit aussi derrière ce drame une question politique: "est-ce que les frappes aériennes sont le bon moyen pour répondre? Nous avons les plus grands doutes".

"La France ne cèdera jamais", affirme Valls

Bruno Le Roux, lui, n'en a pas. Pour le président du groupe PS à l'Assemblée, cet assassinat ne doit pas impliquer un recul de la France face aux jihadistes, qui exigent que Paris cesse les frappes aériennes contre l'Irak. "Ce serait une aberration de penser que nous serions mieux en sécurité en laissant faire les terroristes", affirme-t-il.

Une ligne réaffirmée par Manuel Valls dans un tweet. "Effroi devant la barbarie. Soutien de la Nation toute entière à la famille d'Hervé Gourdel. La France ne cèdera jamais", écrit le Premier ministre.

Estrosi: "la guerre est déclarée à notre pays"

Pour Christian Estrosi, Hervé Gourdel est "une victime innocente, un martyr de cette barbarie sourde et aveugle." Le maire de Nice, où habitait Hervé Gourdel, estime que "c'est une guerre qui est déclarée à notre pays".

Sur Twitter, l'ancienne ministre EELV du Logement, Cécile Duflot, exprime quant à elle sa tristesse et se dit "très heurtée".

Le député UMP Patrick Balkany dit lui sa "colère" et son "dégoût face à cette barbarie insensée".