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Européennes: Pierre Moscovici ne sera pas tête de liste pour le PS

BFM C.V. avec AFP
Pierre Moscovici le 22 juillet 2018 à Buenos Aires.

Pierre Moscovici le 22 juillet 2018 à Buenos Aires. - Eitan ABRAMOVICH / AFP

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Dans un entretien publié ce jeudi, le commissaire européen charge le PS.

Le commissaire européen socialiste Pierre Moscovici ne sera pas candidat aux européennes, considérant que "les conditions ne sont pas réunies", a-t-il annoncé au Monde ce jeudi, en chargeant le PS qui "n'a pas pris la mesure du défi existentiel auquel fait face l'Europe".

"Après une réflexion sérieuse, j'en suis arrivé à la conclusion que les conditions d'une candidature ne sont pas réunies", déclare Pierre Moscovici. L'ancien ministre de l'Economie et des Finances confie avoir "envisagé" d'être candidat à la candidature pour être le "Spitzenkandidat" du PSE (Parti socialiste européen). Mais cette question était pour lui "liée à la possibilité d'une candidature à la tête du Parti socialiste". Or il ne se reconnaît pas dans le projet et la stratégie du PS, et n'a pas été soutenu par lui.

Il ne votera pas le texte sur les européennes

"On ne peut pas à la fois regarder du côté d'un Jean-Luc Mélenchon, qui a des accents nationalistes et conteste les traités européens, et vers mes amis socialistes ou progressistes que sont Antonio Costa (Premier ministre portugais), Pedro Sanchez (Premier ministre espagnol) ou Alexis Tsipras (Premier ministre grec). Ce n'est ni la même gauche, ni la même Europe", attaque Pierre Moscovici.

"Pour moi, le PS n'a pas clarifié sa position: est-il réellement un parti ardemment pro-européen (...) ou un parti euro-hésitant", poursuit-il.

Il ne votera pas pour le texte sur les européennes élaboré par le courant majoritaire du PS, et qui sera soumis au vote des militants le 11 octobre. Ce texte "explique que la commission Juncker est le bras armé de la mondialisation libérale", proteste Pierre Moscovici, rappelant que "la commission est soutenue par le PSE" et qu'il y a "huit commissaires socialistes dans son collège".

Interrogé sur une éventuelle candidature sur une liste soutenue par Emmanuel Macron, il répond que "la question n'est pas posée". "Je ne suis pas en train de renoncer à mes convictions de gauche ou de me rallier. Je reprends simplement ma liberté de pensée et de parole", assure-t-il, en promettant de participer "au sein du PSE, à tisser une alliance de forces progressistes en 2019, dans laquelle la gauche aura toute sa place".