Enregistrements de Buisson: "il faut être malade!"

Henri Guaino le 15 septembre 2012 à Suresnes. Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, il a exprimé sa colère après les révélations sur les enregistrements de Patrick Buisson. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE
Alors que Le Canard enchaîné et Atlantico publient respectivement des verbatims et des extraits de conversations enregistrées par Patrick Buisson, l'ensemble de l'UMP s'indigne de ce genre de pratiques.
A commencer par l'ancien premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, qui ne cache pas sa colère. "Il y a de quoi tomber de sa chaise! J'ai été Premier ministre, j'ai vu pas mal de choses, mais je n'ai jamais vu ça. Ecouter quelqu'un à son insu, c'est d'une extrême violence, c'est inacceptable, a fortiori à l'Elysée, le président de la République (…) C'est quelque chose qui est profondément choquant".
"Nous vivons tous cet évènement comme une sorte de viol", a commenté de son côté Henri Guaino, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy sur France Info. "La confiance a été trahie (...) C'est quelque chose de très dur à accepter. Il y a apparemment des dizaines, des centaines d'heures (d'enregistrement). Il faut être malade!", a déclaré Henri Guaino.
"De la basse cuisine"
De son côté, Michel Mercier, cité dans les enregistrements de Patrick Buisson, qualifie sur BFMTV ces méthodes de "basse cuisine". "C'est triste de voir que des gens qui ont reçu la confiance du président en faire ce qu'ils font", poursuit l'ancien ministre de la Justice. "Mais qu'ils me trouvent trop gentils avec les juges, c'est plutôt un compliment!"
Egalement ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati nuance l'indignation qui règne à l'UMP. En évoquant Patrick Buisson, elle dit de lui sur RTL que "c'est un homme intelligent, il avait raison sur certains sujets. Oui, ces pratiques sont détestables mais finalement tout aussi détestables que certaines pratiques qui se développent, comme ces personnes qui écrivent des livres, qui trahissent, qui révèlent au mépris des personnes, et au mépris des fonctions qu'elles ont-elles-mêmes exercées".












