Enquête libyenne: Nicolas Sarkozy ne "doute pas" de Claude Guéant et de Brice Hortefeux

L'ancien président de la République mis en examen dans le cadre d'une enquête sur un éventuel financement par le régime Kadhafi de sa campagne présidentielle de 2007 a pris la défense de ses deux anciens ministres, et amis, ce dimanche dans une interview au JDD.
"Brice Hortefeux est mon plus vieil ami. Claude Guéant a été un excellent collaborateur", rappelle dans le Journal du dimanche Nicolas Sarkozy.
"Je n'ai aucune raison de douter que de près ou de loin, ils n'ont jamais été mêlés au prétendu financement libyen de ma campagne en 2007", a-t-il ajouté au sujet de ses anciens ministres, que son contrôle judiciaire lui interdit désormais de rencontrer.
Changement de ton
Pourtant, jeudi soir sur TF1, il avait semblé prendre ses distances avec ces deux proches. À propos de Claude Guéant, son bras droit durant la campagne victorieuse de 2007, il avait ainsi asséné: "S'il a des faits qui lui sont reprochés, et il a droit comme les autres à la présomption d'innocence, il s'en expliquera. Pas en tant qu'ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, mais en tant que Claude Guéant lui-même." Quant à Brice Hortefeux, son "ami de quarante ans" Brice Hortefeux, Nicolas Sarkozy avait dit:
"S'il a eu des rapports avec tel ou tel, il s'en expliquera, et je lui fais confiance."
Au lendemain de cette interview, Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart qui a co-dévoilé l'affaire en 2011, assurait sur BFMTV que Nicolas Sarkozy avait "lâché Claude Guéant".
Avant sa contre-offensive médiatique, lors de sa garde à vue les 20 et 21 mars, l'ancien président de la République, apparemment en difficulté face aux enquêteurs, s'était, toujours selon Mediapart, défaussé sur son entourage, niant notamment être au courant des rencontres entre ses ministres et Ziad Takieddine, intermédiaire sulfureux du régime libyen.












