EN DIRECT - "Il fait son travail": Gérald Darmanin apporte son soutien à Didier Lallement

Gérald Darmanin sur BFMTV - BFMTV
Emmanuel Macron, candidat en 2022? "Je le soutiendrais avec vigueur",
Interrogé sur une possible candidature d'Emmanuel Macron en 2022, Gérald Darmanin répond:
"Je trouve qu'Emmanuel Macron est un grand président de la Répbulique, qui fait face à des évènements extraordinaires, avec un sérieux et un gout de la France inégalé. Evidemment que si le président de la Répbulique Emmanuel Macron était candidat à sa réélection je le soutiendrais avec vigueur."
Pour Gérald Darmanin, le prefet Didier Lallement "fait son travail"
Le préfet Didier Lallement est sous le feu des critiques ces dernières semaines, après plusieurs opérations de police qui se sont déroulées dans la violence.
Pour autant, Didier Lallement garde la confiance du ministre:
"Le préfet de police fait son travail. [J]'ai confiance dans le préfet de police de Paris. Le jour où ce n'est plus le cas, ça se verra", déclare Gérald Darmanin.
"Les violences policières n'existent pas telles qu'on l'imagine"
Sur la doctrine de maintien de l'ordre, Gérald Darmanin a répondu:
"Il faut savoir ce que l'on veut. Soit on concidère que les policiers peuvent utiliser la violence légitime, le fait qu'ils ont les armes, la force de l'État pour intervenir et arrêter les casseurs."
Et d'ajouter:
"La violence légitime ce n'est pas les violences policières. Et les violences policières n'existent pas telles qu'on l'imagine. Il y a des policiers violents, mais la violence de l'État est importante car vous et moi nous l'avons donné pour que la police intervienne en notre nom."
"Oui je commets des maladresses", avoue Darmanin
Floutage des policiers, accréditation des journalistes... Y'a-t-il eu des maladresses de la part du ministre?
"Oui je commets des maladresses", avoue Gérald Darmanin.
Et de poursuivre:
"J'essaye tous les jours de bien faire mon travail. Je le fais honnêtement, avec cœur et sincérité. Je prends mes décisions en fonction de l'intérêt général et pas en fonction des petits papiers dans la presse.(...) Maxima mea culpa si je blesse des gens, si je ne suis pas à la hauteur de ce qu'on attend de moi."
"La police n'a pas à être raciste", affirme Darmanin
Sur les contrôles au faciès, Gérald Darmanin rétorque:
"La police n'a pas à être raciste. (...) Mais je me refuse de condamner la police nationale, la gendarmerie nationale."
Et de poursuivre:
"Il y a un sentiement parfois de 'c'est toujours les mêmes', mais il faut aussi voir que c'est toujours les mêmes qui trafiquent la drogue, toujours les même qui emmerdent les filles dans le métro, toujours les mêmes qui insultent le professeur."
Sur les violences policières: "Il faut arrêter la multiplication des procureurs médiatiques"
Tabassage du producteur de musique parisien, évacuation musclée de la place de la République, proposition de loi de la sécurité globale... La police est sous pression ces dernières semaines. Pour autant, "la partie ne fait pas le tout", juge le ministre de l'Intérieur.
"Il faut arrêter la multiplication des procureurs médiatiques contre les forces de l'ordre. C'est un métier extrêmement difficile. Un policier ou un gendarme risque sa vie pour nous", affirme Gérald Darmanin.
Bientôt une mission parlementaire sur les actes anti-religieux
Le ministre de l'Intérieur annonce le lancement d'une mission parlementaire pour lutter contre les actes anti-religieux, citant notamment les actes anti-chrétiens, anti-juifs et anti-musulmans.
"Cette haine des religions augmente, elle blesse et touche tout le monde", dénonce le ministre de l'Intérieur.
Gérald Darmanin: "Il n'y a pas d'ingérence de l'État dans la religion"
Sur une possible ingérence de l'État dans l'islam, le ministre de l'Intérieur et des cultes rétorque:
"Il n'y a pas d'ingérence de l'État dans les religions. Mais il est normal que l'État s'intéresse à la façon dont les religions se développent sur le territoire national."
"L'école n'est jamais une punition", répète Darmanin
Sur ce que le ministre a eu l'occasion d'appeler "les fantômes de la République", c'est-à-dire les enfants voilées, empêchées d'aller à l'école:
"Il n'y aurait qu'un seul enfant qui serait dans cette situation, cela mériterait que l'on intervienne. L'école n'est jamais une punition", rappelle Gérald Darmanin.
La loi sur le séparatisme aurait-elle empêché la mort de Samuel Paty? "Je le crois", répond Darmanin
Questionné sur l'assassinat de Samuel Paty, Gérald Darmain estime que la loi "confortant les principes républicains" aurait permis d'éviter la mort du professeur:
"C'est toujours difficile à dire mais je le crois", a-t-il répondu, rappelant notamment la création du délit de "mise en danger de la vie d'autrui par divulgation d'informations relatives à sa vie privée."
Darmanin: "Je ne confonds en aucun cas les musulmans et les islamistes"
Réagissant aux récents propos tenus par le leader de La France insoumise, le ministre de l'Intérieur déclare:
"Je suis moins d'accord avec Mélenchon lorsqu'il dit que la France est anti-musulmane. (...) Je ne confonds en aucun cas les musulmans et les islamistes. Je déplore personnellement que l'islam politique ait fait une OPA sur ce qu'est l'islam. Je pense que ça blesse profondément des millions de musulmans."
Sur le vote RN, Gérald Darmanin dénonce le "mépris parisien"
Interrogé sur le vote pour le Rassemblement national, le ministre de l'Intérieur déclare ne pas aimer "le mépris parisien", "des gens qui ont réussi" contre "les gens de la province, des quartiers".
"Le ministère de l'Intérieur n'est pas un ministère où l'on peut être dans la provocation"
"Le ministère de l'Intérieur n'est pas un ministère où l'on peut être dans la provocation ou le jeu politique", affirme Gérald Darmanin.
"Il faut toujours écouter les critiques", reconnaît Gérald Darmanin
Interrogé sur les nombreuses récentes critiques à son égard, le ministre de l'Intérieur réagi:
"Il faut toujours écouter les critiques, j'ai la chance d'être ministre de l'Intérieur à 38 ans, ça ne veut pas tout dire, ça ne veut pas dire que j'ai la science infuse", reconnait Gérald Darmanin.
Que contient le projet de loi sur le "séparatisme"?
Ce mercredi midi, le gouvernement a présenté le projet de loi "confortant les principes républicains".
Ce n'est "pas un texte contre la loi musulmane" ni "une loi qui va diviser", a insisté Jean Castex, mais un texte "garantissant qu'aucune religion ne puisse être au-dessus des lois".
Le projet balaye de nombreux domaines de la société, du financement des associations à l'instruction, en passant par les mariages forcés.
L'objectif principal: "adapter aux temps présents la grande loi de 1905", afin de "protéger tous les citoyens".
Bienvenue dans ce direct
Bonsoir à tous et bienvenue dans ce direct consacré à l'interview du ministre de l'Interieur sur BFMTV.
Au programme de cet entretien: le projet de loi "confortant les principes républicains" présenté ce midi, mais également la proposition de loi sur la sécurité globale, les violences en manifestation et les accusations de violences policières.











