Budget: Emmanuel Macron estime que la "responsabilité" des parlementaires est de "bâtir des compromis"
Emmanuel Macron à Copenhague pour un sommet européen le 1er octobre 2025 - Photo par SEBASTIAN ELIAS UTH / Ritzau Scanpix / Ritzau Scanpix via AFP
Une adoption du budget en bonne et due forme est bien mal partie, mais Emmanuel Macron met la pression sur les parlementaires pour trouver une voie de passage.
"La responsabilité des forces qui sont à l’Assemblée est de bâtir des compromis", déclare le président de la République ce mardi 25 novembre dans un entretien enregistré par RTL, moins d'une semaine après que les députés ont rejeté à la quasi-unanimité la partie "recettes" du projet de loi de finance (PLF) en première lecture.
"Ce n’est pas la responsabilité du président de la République de faire ça. C’est celle des forces parlementaires. (...) J’ai quand même bon espoir qu’ils arriveront à le faire dans les semaines à venir sur le budget", insiste Emmanuel Macron.
Une nouvelle dissolution est-elle possible?
Dans le même temps, le président défend la dissolution de l'Assemblée nationale, qui a débouché sur une tripartition de la chambre basse, sans majorité absolue:
"Si vous souhaitez que tout soit de la faute du président, il n’y a pas de problème.... Moi, j’ai fait un choix en conscience face à une situation politique qui était bloquée et des gens qui annonçaient la censure", déclare-t-il. "Derrière, les Français ont pris leurs responsabilités, ils sont allés massivement voter et ils ont voté pour une assemblée qui est légitime et qui est fragmentée comme le sont à peu près tous nos voisins."
Aussi, Emmanuel Macron souhaite éviter de "faire de la politique fiction", refusant de dire s'il envisage une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale si celle-ci ne vote pas le budget avant la fin de l'année.












