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Rossignol: "Les sanctions ne rapportent pas une voix"

BFM E. H.
"Benoît Hamon incarne une gauche qui a gouverné" selon Laurence Rossignol.

"Benoît Hamon incarne une gauche qui a gouverné" selon Laurence Rossignol. - Etienne LAURENT /AFP

La ministre des Familles, soutien de Benoît Hamon, était invitée ce lundi matin sur RTL. L'occasion pour Laurence Rossignol de s'inquiéter de la monter de Jean-Luc Mélenchon qui devance désormais le candidat socialiste dans les sondages.

"A trois semaines de l'élection aucun match n'est plié", lance Laurence Rossignol au micro de RTL, ce lundi matin. Une façon pour la ministre des Familles de défendre Benoît Hamon, un peu à la traîne dans les sondages.

Depuis plusieurs jours, le candidat socialiste est devancé par Jean-Luc Mélenchon dans les enquêtes d'opinion. Interrogée sur cette remontée du candidat de La France insoumise, Laurence Rossignol parle d'un signal un peu inquiétant". 

"Il y a dans le nouvel intérêt que suscite Jean-Luc Mélenchon un signal un peu inquiétant pour la gauche. C'est une gauche qui a renoncé à gouverner, celle qui suit Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui. (...) C'est une gauche qui considère que dans cette élection présidentielle, il faut témoigner, prendre date, créer les conditions du rapport de forces pour les luttes de demain, une gauche qui se projette déjà dans l'opposition".

"Ne pas renoncer à la gauche qui gouverne"

La ministre profite alors de cette visibilité médiatique pour lancer un appel aux électeurs de gauche.

"J'appelle les électeurs de gauche à ne pas renoncer à gouverner, à ne pas renoncer à la gauche qui gouverne, celle qu'on a construite progressivement ces trente dernières années".

Pour autant, si Benoît Hamon ne se qualifiait pas pour le second tour, la ministre explique que l'avenir du PS n'est pas conditionné au score final du candidat socialiste.

"Le PS a déjà vécu des moments difficiles (...) Ce score, est-ce qu'il sera illustratif de ce qu'est le PS? Je connais bon nombre d'électeurs qui, cette fois-ci, vont voter pour d'autres candidats mais pour autant n'ont pas l'intention de rompre avec le Parti socialiste".

Quant à envisager des sanctions contre les élus qui veulent voter Macron, la ministre est sans appel:

"Je ne crois pas que la moindre sanction fasse gagner des voix à notre candidat. Les sanctions, contre les uns et les autres, ne rapportent pas une voix", estime-t-elle.