Elections: les bulletins de vote continueront d'arriver par La Poste

Les députés ont également voté le maintien de l'aide publique aux partis politiques. - Eric Feferberg - AFP
Les professions de foi et les bulletins de vote se trouveront toujours dans votre boite aux lettres. Les députés ont rétabli l'envoi par La Poste de l'ensemble des documents électoraux pour les prochains scrutins, les départementales et les régionales de 2015. Le gouvernement voulait mettre un terme à cette pratique pour réaliser des économies. Un amendement qui devra être à nouveau voté en séance le 3 novembre.
C'est en commission, à l'occasion de l'examen de la mission "administration générale et territoriale" du budget 2015, que les parlementaires ont adopté les amendements préconisant le retour à l'envoi par courrier de la propagande électorale. Les députés ont jugé que ces documents étaient "une information citoyenne indispensable".
Maîtrise des coûts d'organisation
Le gouvernement dans projet de loi adopté la semaine dernière à l'Assemblée avait prévu de supprimer l'envoi par La Poste de cette propagande afin de maîtriser les coûts liés de l'organisation d'élections. A cela, le gouvernement souhaitait "garantir un meilleur impact environnemental" et "assurer un meilleur accès à la propagande électorale" en élargissant les modes diffusion.
Car pour remplacer le courrier, l'Etat prévoyait alors de mettre en ligne les professions de foi des candidats et de les rendre disponible en préfecture.
Maintien de l'aide publique aux partis
Au chapitre électoral, les députés ont également adopté lundi le maintien au niveau actuel de l'aide publique aux partis politiques, réclamé par les écologistes. En effet, le gouvernement prévoyait de réduire cette subvention de 15%. Les élus écologistes s'inquiétaient d'une nouvelle baisse alors qu'une ponction de 10% avait déjà été effectuée l'an dernier. "Cela représenterait une baisse de 23,5% sur deux ans (de 76 à 58 millions d'euros", soulignaient les députés écologistes.
Ce financement public est versé aux partis politiques sur deux bases: le nombre de voix aux élections législatives et le nombre de parlementaires. Pour justifier sa décision, le gouvernement se basait sur la somme finalement versée l'an dernier inférieure de 5,5 millions d'euros par rapport au budget prévu du fait du non-respect des règles de parité par certains partis.












