BFM

Dominique Strauss-Kahn sort de son silence et veut qu’on le « laisse tranquille »

BFM La rédaction, avec Amélie Rosique
Dominique Strauss-Kahn

Dominique Strauss-Kahn - -

Téléchargez la nouvelle application BFM
Dans un entretien au Point de ce mercredi, Dominique Strauss-Kahn revient sur la traque des médias à son encontre, sa déception du rendez-vous manqué de 2012, et son espoir de reprendre « une vie normale ».

Il aimerait simplement qu’on le « laisse tranquille ». Dominique Strauss-Kahn sort de son silence dans un entretien accordé au magazine Le Point de ce mercredi.
Depuis son arrestation le 14 mai 2011 dans le cadre d'une enquête pour agression sexuelle d'une femme de chambre de l'hôtel Sofitel à New-York, sa vie a basculé. Contraint de démissionner du FMI, il a par la suite été visé par une plainte pour agression sexuelle de Tristane Banon, puis mis en cause dans l'affaire des prostituées du Carlton de Lille. Aujourd'hui, toujours mis en examen dans cette dernière affaire, et en attendant son jugement au civil dans l'affaire du Sofitel de New-York après abandon des poursuites pénales par le procureur, il tient à rappeler une chose : son casier judiciaire est toujours vierge.

« Je ne suis plus un politique, pas non plus un people »

« Je ne suis plus un politique, pas non plus un people, je veux disposer de ma liberté d'aller et venir », se défend-t-il. « La présence des paparazzis sur mes talons a quelque chose de pesant ». Entre colère et exaspération, Dominique Strauss-Kahn voudrait simplement reprendre « une vie normale » : « Je n’ai plus de responsabilités publiques, je n’ai jamais été condamné, rien ne justifie que je sois devenu l’objet d’une traque médiatique » explique l’ancien président du FMI qui revient également sur l'affaire du Sofitel de New-York : « l'essentiel de ce qui s'est passé dans cette chambre ne tombe pas sous le coup de la loi. Le reste ne regarde personne ».

« Je n'ai pas été en situation de faire mon devoir »

Quant à sa carrière politique, arrêtée brutalement en pleine ascension, DSK dit principalement regretter d'avoir déçu les Français : « Ceux qui ont été choqués d'apprendre des choses qu'ils ne soupçonnaient pas sur ma vie privée ».
« J'ai longtemps pensé que je pouvais mener ma vie personnelle comme je l'entends, sans incidence sur mes responsabilités », explique-t-il, regrettant le rendez-vous manqué de 2012 : « A cause de mon comportement, je n'ai pas été en situation de faire mon devoir », même s’il assure n’avoir jamais rêvé de l’Elysée.
Aujourd'hui son emploi du temps est toujours chargé, entre des conférences à l'étranger et une activité de consultant sur des sujets économiques et financiers. Il rêve à « de grands projets internationaux pour aider des gens qui en ont besoin ». Mais son avenir reste suspendu aux décisions judiciaires.