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Davet sur Guéant : "On est en présence de la dérive d'un homme"

BFM La rédaction
Gérard Davet, journaliste

Gérard Davet, journaliste - -

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15 heures de grade a vue pour Claude Guéant dans l'affaire des primes en liquide. Ce mercredi sur RMC, le journaliste Gérard Davet qui a suivi l'affaire s'est confié à Jean-Jacques Bourdin. Pour lui, on assiste à la dérive d'un homme.

15h de garde à vue pour Claude Guéant et 8h pour Michel Gaudin. Deux très proches de Nicolas Sarkozy entendus mardi dans les bureaux de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales à Nanterre. Les deux hommes ont dû répondre aux questions des policiers qui enquêtent sur les primes en liquide versées au ministère de l'Intérieur. Les faits remontent à la période où Nicolas Sarkozy était place Beauvau, Claude Guéant était alors son directeur de cabinet. Michel Gaudin lui était directeur général de la police nationale (DGPN), et donc en charge des fonds d'enquête, dont les policiers cherchent à déterminer s'ils ont été détournés.

10 000 euros par mois

Claude Guéant a été questionné sur les 10 000 euros mensuels de primes non déclarées qu'il aurait perçu entre 2002 et 2004. Primes en liquide, puisées dans les "frais d'enquête et de surveillance" des policiers. Michel Gaudin a lui été entendu parce qu'il était chargé de la gestion des fonds d'enquête en tant que Directeur Général de la Police Nationale. Selon une source proche du dossier, d'autres anciens membres du cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur ont également touché des primes sur le même modèle.

"Une histoire très humaine"

Sur RMC ce mercredi matin, le journaliste Gérard Davet s'est confié à Jean-Jacques Bourdin. Pour celui qui a suivi de près cette affaire, "on assiste ici à la dérive d'un homme, plus que de celle d'un système". Un homme qui a par ailleurs été un "grand préfet et un grand flic". "Finalement c'est une histoire très humaine, celle de la dérive d'un homme".