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Coronavirus: le gouvernement n'envisage "absolument pas" l'emploi de l'article 16 de la constitution

BFM R.V. avec AFP
Vue de l'Elysée.

Vue de l'Elysée. - Bertrand Guay / AFP

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Non, devant la propagation du virus, l'exécutif ne songe pas à activer l'article 16 de la constitution, octroyant au chef de l'Etat des pouvoirs exceptionnels en temps de crise selon les termes du texte fondateur de la Ve République. La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a réfuté cette idée ce mardi à l'issue du Conseil des ministres.

L'activation de l'article 16 de la Constitution, qui confère des pouvoirs exceptionnels au chef de l'État, devant l'avancée du coronavirus n'est "absolument pas envisagée", a précisé Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement ce mardi à l'issue du Conseil des ministres.

100.000 policiers et gendarmes déployés 

Si cette option est écartée à ce stade, la porte-parole a évoqué le déploiement de 100.000 policiers et gendarmes sur le territoire national afin de surveiller le bien-fondé des déplacements, en principe strictement réduits et délimités, des uns et des autres. Ceci dans un souci de "pédagogie" mais aussi de "coercition", a posé Sibeth Ndiaye, dans la foulée du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner qui avait décrit le dispositif auparavant.

Sibeth Ndiaye a par ailleurs indiqué qu'elle ne pouvait "pas garantir" que le confinement "ne durera que quinze jours", mais que le gouvernement n'envisageait pas "à ce stade" de couvre-feu.

Enfin, le second tour des élections municipales se tiendra "idéalement le 21 juin", a assuré la porte-parole, mais une décision ne sera prise qu'en mai sur la base des expertises sur l'évolution de la crise du coronavirus. En cas d'avis négatif, le scrutin pourrait être repoussé à l'automne.