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Ciotti dit non à "un "accord politique" avec Macron comme le propose Sarkozy

BFM MPB avec AFP
Eric Ciotti le 10 avril 2022 à Paris

Eric Ciotti le 10 avril 2022 à Paris - Thomas COEX / AFP

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Le candidat à la présidence des Républicains s'est dit lundi "totalement opposé" à un pacte avec le gouvernement, contrairement à Nicolas Sarkozy qui a exhorté Emmanuel Macron à passer un "accord politique" avec LR.

Une fin de non-recevoir en bonne et due forme. Eric Ciotti a refusé en bloc la proposition de Nicolas Sarkozy qui appelait à "un accord politique" entre la droite et la macronie.

"Je suis bien sûr totalement opposé à un accord avec le gouvernement. On ne s'allie pas avec un pouvoir qui aura autant abîmé la France ", a tranché le député des Alpes-Maritimes dans une interview à L'Opinion ce lundi.

Ciotti dit également non à "l'union des droites"

Le candidat à la tête du parti a par ailleurs également écarté l'hypothèse d'une "union des droites" qui "ne conduirait qu'à notre disparition".

Dimanche, l'ancien président Nicolas Sarkozy a poussé dans une interview Emmanuel Macron à se tourner vers la droite "de façon plus franche", et à conclure un "accord politique" pour pallier son absence de majorité absolue à l'Assemblée nationale.

Le candidat putatif à la tête du parti a par ailleurs écarté l'hypothèse d'une "union des droites" avec le RN qui "ne conduirait qu'à notre disparition".

Le même jour dans le JDD, Eric Ciotti co-signait, avec 53 des 62 députés du groupe LR à l'Assemblée une tribune expliquant qu'ils ne voteraient pas les motions de censure de la Nupes et du RN sur le budget débattues lundi à l'Assemblée pour ne pas déclencher une "crise politique et institutionnelle", malgré un budget "extrêmement décevant" et une attitude "irresponsable" du gouvernement.

"Limiter les dégâts commis par le gouvernement"

Ils appelaient aussi le gouvernement à "entendre" les oppositions et réaffirmaient leur "opposition aux décisions prises par l'exécutif".

"A l'Assemblée, nous ne pouvons que limiter les dégâts commis par le gouvernement actuel", avance encore Eric Ciotti lundi, qui identifie Emmanuel Macron comme le premier adversaire de son parti.

"C'est à lui que nous devons la dégradation avancée de la situation de notre pays", critique encore le député, parlant d'un bilan "déplorable".