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CAFÉ POLITIQUE - Ils ne sont pas homophobes mais...

BFM Tristan Berteloot
Ils ne sont pas homophobes mais…

Ils ne sont pas homophobes mais… - -

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Ils ne sont pas homophobes mais… "ils considèrent que les homosexuels sont devenus un peu trop voyants, trop bruyants, en osant réclamer le droit au mariage". Ainsi débute le texte rédigé le 11 décembre dernier dans Marianne par Christine Lambert et Joseph Macé-Scaron, tous deux directeurs adjoints de la rédaction de l'hebdomadaire. Longue diatribe contre les opposants au projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, et qui cible les arguments souvent utilisés par eux pour expliquer leur refus d'octroyer aux homosexuels les mêmes droits que les hétérosexuels. Dans le désordre : "la famille est en danger", "l'institution du mariage est en danger", "pour être heureux, un enfant a besoin d'un papa et d'une maman", "les gays et les lesbiennes ne devraient pas imposer leur 'choix de vie' à l'ensemble de la société", "l'idée du mariage homosexuel est dictée par les bobos parisiens", "l'homosexualité a détruit la civilisation grecque", "le mariage homosexuel ouvrira la porte à l'inceste et la zoophilie", "à la pédophilie", "et je ne dis pas ça parce que je suis homophobe", et d'ailleurs, "je ne suis pas homophobe, la preuve, j'ai des amis homos"…

Ils ne sont pas homophobes… "Ils sont homosexuels et opposés au mariage homosexuel", comme Philippe Ariño, à qui Virginie Tellenne, alias Frigide Barjot, "laisse le soin" d'expliquer que "la nature même de l'homosexualité, et ses causes profondes, suffisent pour comprendre l’incompatibilité du mariage avec des personnes du même sexe. L'homosexuel est une personne souvent blessée, à la sexualité souvent immature, qui se transforme alors en sexualité boulimique avec une infidélité quasi-substantielle".

"Je ne suis pas homophobe mais". Alors que Twitter se trouve depuis quelques temps dans le viseur du gouvernement, après un déferlement de tweets et de "hashtags" (thèmes) xénophobes, certains opposants au mariage homosexuel font preuve d'une prudence toute particulière lorsqu'ils expriment leurs arguments sur le réseau social, et rejettant d'emblée toute accusation d'homophobie. Si bien que la phrase "je ne suis pas homophobe" est devenue un classique du genre.

Créé lundi, un blog recense quelques-uns des dérapages de ces utilisateurs de Twitter qui, du fait, pensent-ils, de leurs précautions, ne peuvent être accusés d'homophobie. Exemple : "je ne suis pas homophobe mais je ne peux pas voir deux hommes ensemble, c'est contre nature pour moi", "je ne suis pas homophobe, mais si un jour un de mes enfants me dit qu'il est homo, je ne le supporterai pas, je crois même que je le renie", "je ne suis pas homophobe, mais honnêtement, le mariage pour tous ne contrarie-t-il pas la survie de l'espèce ?", "je suis pas homophobe mais ils me dégoûtent avec la sodomie. Franchement c'est pas sain".