Budget 2013 : 9 Français sur 10 épargnés par les hausses d’impôts

Jean-Marc Ayrault et David Pujadas, jeudi soir sur France 2 - -
Le budget 2013 doit être dévoilé ce vendredi. Objectif : 30 milliards d'euros d’économies pour ramener le déficit à 3% du PIB. Jeudi soir, invité de l’émission « Des parole et des actes » sur France 2, le chef du gouvernement a défendu son budget. « On ne peut pas continuer avec la dette et les déficits que nous avons », a-t-il insisté, pour justifier cet effort historique. La présentation du projet de loi de finances intervient deux jours après la publication de chiffres alarmants: le pays comptait fin août 3 011 000 demandeurs d'emploi sans activité, 23 900 de plus qu'en juillet (+0,8%), une barre jamais dépassée depuis 1999.
« Un choix fiscal juste »
Le chef du gouvernement a assuré que 9 Français sur 10 ne seraient pas impactés par la nouvelle loi de finances : « Moi je veux dire stop à la dérive des déficits de la dette, a-t-il affirmé. Il est juste le choix fiscal que nous faisons : 9 contribuables français sur 10 ne seront pas concernés par les augmentations de fiscalité. Je parle des mesures qui vont être mises dans le budget 2013, parce qu’on a tellement écrit que les mesures nouvelles allaient matraquer tout le monde. Ces mesures épargnent les classes moyennes et les classes populaires ».
En effet certaines hausses, dont le gel du barème sur l'impôt sur le revenu qui concerne un nombre de contribuables beaucoup plus vaste (32 millions de foyers fiscaux imposables), ont déjà été votées lors du projet de loi de finances corrective de juillet dernier (7 milliards d'euros).
Jean-Marc Ayrault a également exclu toute augmentation de la TVA et de la CSG l'année prochaine. « Il n’y aura pas d’augmentation de la CSG, il n’y aura pas d’augmentation de la TVA pour le budget 2013, parce qu’on ne va pas boucher les trous avec la TVA et avec la CSG, ce n’est pas notre politique », a-t-il déclaré.
« On brûle nos vaisseaux au fur et à mesure »
A propos des mesures en faveur de la compétitivité attendues après la remise mi-octobre du rapport du commissaire général à l'investissement, Louis Gallois, le chef du gouvernement a repris à son compte l'expression « choc de compétitivité » employée début juillet par l'ancien patron d'EADS.
Il a estimé qu'il ne pouvait pas « se faire en une seule fois » mais a jugé important d'imprimer une « direction ». L’UMP a d’ores et déjà fustigé le budget 2013 du gouvernement socialiste. « Vous ne pouvez pas dire qu’il y a un problème de compétitivité qui est majeur, et en même temps augmenter de 10 milliards les taxes sur les entreprises, s’est insurgé Eric Woerth, ancien ministre du Budget. Et puis les grandes entreprises ne sont pas l’ennemi de la France, on brûle nos vaisseaux au fur et à mesure, on donne une image incroyable anti-chef d’entreprise, alors que ce sont eux qui créent de l’emploi et tout ce budget est construit comme ça : taxer, surtaxer, encore taxer les entreprises, c’est créer les conditions d’augmentation du chômage ».












