Belle et bête : DSK écrit son « dégoût »

Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair s'indignent jeudi de la publication par le Nouvel observateur de bonnes feuilles du livre "Belle et Bête", à paraître le 27 février, dans lequel Marcela Iacub, juriste et chercheuse d'origine argentine raconte sa li - -
Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair s'indignent jeudi de la publication par le Nouvel Observateur des bonnes feuilles du livre qu'une ancienne maîtresse consacre à l'ex-président du Fonds monétaire international. Le couple menace de porter plainte.
Dans Belle et Bête, à paraître le 27 février, Marcela Iacub, juriste et chroniqueuse, raconte comment elle a entretenu une liaison de sept mois avec DSK en 2012, soit après l'affaire du Sofitel.
Précisément, cette liaison a débuté fin janvier 2012, peu avant la mise en cause de l'ancien ministre pour proxénétisme aggravé dans l'affaire du Carlton de Lille, et s'est poursuivie après sa mise en examen jusqu'au mois d'août.
« Mi-homme, mi-cochon »
Marcela Iacub affirme avoir rencontré Dominique Strauss-Kahn après la publication de son livre Une société de violeurs. Dans Belle et Bête, elle décrit l'ancien ministre des Finances en des termes fort peu amènes. Après avoir partagé son intimité pendant sept mois, elle le décrit notamment comme un être « mi-homme, mi-cochon », tout en filant longuement cette métaphore peu flatteuse.
Les réactions de DSK et d'Anne Sinclair n'auront pas tardé.
« Double dégoût »
Dans une lettre au fondateur du Nouvel Observateur, Jean Daniel, Dominique Strauss-Kahn se dit saisi « d'un double dégoût ». A commencer par « celui que provoque le comportement d'une femme qui séduit pour écrire un livre, se prévalant de sentiments amoureux pour les exploiter financièrement ». L'ancien patron du FMI critique également le « caractère fantasmatique et donc inexact du récit » et dit étudier « toutes les voies légales pour combattre cette abomination ».
Une femme « perverse et malhonnête »
Anne Sinclair, dont il est séparé, réagit de manière tout aussi vive: la toujours épouse de DSK a écrit pour sa part à Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur. Elle lui reproche « d'accréditer la manoeuvre d'une femme perverse et malhonnête, animée par la fascination du sensationnel, et l'appât du gain ».
Dans son livre, Marcela Iacub rapporte des propos que la journaliste lui aurait tenu lors d'un entretien qu'elle aurait sollicité pour mieux comprendre la psychologie de DSK. « Elle s'est introduite chez moi sous le prétexte fallacieux de me témoigner sa sympathie et elle a fait un récit trompeur et fielleux de notre entrevue en se livrant à une interprétation diffamatoire et délirante de mes pensées », écrit Anne Sinclair, avant de conclure : « Je me réserve de donner à cette affaire les suites qui conviennent ».












