Ayrault agacé par l'entreprise « de démolition » contre lui

Jean-Marc Ayrault - -
Il en a marre, et il le dit. Jean-Marc Ayrault s’est élevé ce jeudi contre « la politique politicienne » et les « chroniques quotidiennes de démolition » dont il estime être l'objet.
Le chef du gouvernement a en effet été la cible de critiques de la droite et d'une partie de la presse après les flottements sur certains dossiers, notamment après avoir anticipé l'annulation par le Conseil constitutionnel du projet de loi sur le logement social.
Interrogé par la presse à son arrivée au Congrès de l'UPA, qui réunit les entreprises artisanales, il a dit être venu délivrer « un message de mobilisation, et rien d'autre ».
« La politique politicienne, les chroniques quotidiennes de démolition, ça ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est la France, pas le reste », a dit Jean-Marc Ayrault. « La vraie politique, c'est celle que nous menons ».
« J'ai l'habitude, ça ne me fait pas peur »
A la question de savoir s'il se sentait pris pour cible, il a répondu, l'air visiblement agacé : « ça c'est clair ». « Vous savez j'ai l'habitude, ça ne me fait pas peur. Ceux qui ont dirigé le pays pendant dix ans, qui ont laissé le pays dans l'état que nous connaissons, ils devraient faire preuve d'un peu plus de retenue et de respect ».
En baisse dans les sondages, à l'instar du président François Hollande, le Premier ministre a affirmé, là aussi sur le ton de l'agacement, garder le moral : « Vous croyez que si je viens là, je n'ai pas le moral ? », a-t-il interrogé.
Jean-Marc Ayrault n'a visiblement pas apprécié non plus les fuites dans la presse du rapport sur la compétitivité préparé par Louis Gallois, qui doit être remis dans quelques jours.
« Le rapport Gallois me sera remis le 5 novembre alors vous pourrez continuer tous les jours votre petit feuilleton, ça ne m'intéresse pas, parce que quand on parle d'un rapport qu'on n'a même pas lu, je pense que ce n'est pas très sérieux. Moi j'essaie d'être sérieux », a dit le Premier ministre aux journalistes.












