Aquilino Morelle annonce sa démission de conseiller à l'Elysée

Aquilino Morelle, a annoncé sa démission de conseiller à l'Elysée. - -
Aquilino Morelle, conseiller politique de François Hollande, a remis sa démission vendredi à la suite de sa mise en cause par Mediapart pour un conflit d'intérêts présumé.
"Je veux redire que je n'ai commis aucune faute. Je n'ai jamais été en situation de conflit d'intérêts", affirme Aquilino Morel dans un communiqué. Il explique avoir mis fin à ses fonctions de conseiller du président à l'Elysée pour "être entièrement libre de répondre (aux) attaques". Aquilino Morelle indique également avoir pris sa décision "pour ne pas gêner l'action du président de la République, du gouvernement et de la majorité, dans un moment particulièrement difficile de la vie du pays". "Je le fais, enfin, pour protéger ma famille", conclut-il.
Jeudi, le conseiller de François Hollande s'était défendu sur sa page Facebook, affirmant avoir "respecté toutes les règles et toutes les procédures". Mais vendredi, l'Inspection générale des affaires sociales, l'Igas, a affirmé ne pas avoir de trace d'autorisations pour une activité d'Aquilino Morelle avec des laboratoires pharmaceutiques. "Le service n'a retrouvé dans les archives que les autorisations portant sur une activité d'enseignement à l'université Paris I", indique l'Igas.
"La République irréprochable en prend un coup"
Sur BFMTV, Olivier Faure, porte-parole du PS, "salue la démission d'Aquilino Morelle, qui tient à se défendre sur ce qui lui est reproché. Mais je salue aussi le fait qu'il ait pris le soin de rendre cette affaire à ce qu'elle était depuis le départ: une affaire privée." Pour Olivier Faure, désormais "c'est à lui de répondre aux accusations et de faire la démonstration que cette situation ne l'a jamais placé en délicatesse avec le droit."
Roger Karoutchi, le sénateur UMP, rappelle de son côté "la leçon de morale du président en 2012 et 2013 sur la république irréprochable", alors qu'il existe "des cas individuels qui ne sont pas exemplaires" de part et d'autre. "Mais le côté hypermoraliste de Hollande a pris un sacré coup".












