BFM

"Ambiance de fin de règne": pot de fin d'année amer pour les députés LaRem

BFM Thomas Soulié avec Robin Verner
Gilles Le Gendre, président du groupe LaRem.

Gilles Le Gendre, président du groupe LaRem. - Alain JOCARD / AFP

Téléchargez la nouvelle application BFM
Mardi soir, les députés de La République en marche ont pu se rassembler à l'hôtel de la Questure pour un pot de fin de session. Mais après tensions et polémiques, l'ambiance ne s'est pas réchauffée.

La session parlementaire fait une pause dimanche soir prochain pour la période de Noël. Les députés de La République en marche se sont rassemblés à cette occasion à l'hôtel de la Questure, mardi soir pour un pot. En présence du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, mais aussi d'une dizaine de ministres, dont Edouard Philippe, les députés ont pu faire le point sur l'année écoulée et tout particulièrement sur ces derniers jours. 

Dans un discours très bref, Edouard Philippe a évoqué la confusion de mardi autour de mesures gouvernementales:

"Je n’avais pas prévu de faire un discours. Mais comme on dit que je change beaucoup d’avis en ce moment. Donc je vais en faire un, mais court".

Féru de boxe, le Premier ministre envisage l'année 2019 comme un combat. 

"Il faut toujours qu’on soit en mouvement. Un boxeur immobile est un boxeur mort. Je sais encaisser les coups mais je sais aussi en donner". 

Les "excellentes" relations de Gilles Le Gendre

Un Premier ministre méfiant, à qui l'ambiguïté des mots de Gilles Le Gendre n'aura pas échappé. S'exprimant à son tour devant ses collègues, le président du groupe parlementaire LaRem a semblé vouloir envoyer un message à Edouard Philippe.

"Nous avons d'excellentes relations avec l'exécutif, mais elles pourraient être encore meilleures" 

Un peu plus tôt dans la journée, Gilles Le Gendre avait également évoqué sa sortie de lundi, lors de laquelle il s'était demandé si le problème des membres de la majorité n'avait pas été d'être "trop intelligents, trop subtils".

"Le simple fait que j’ai provoqué une telle polémique sur les réseaux sociaux démontre que je ne suis pas si intelligent que cela", avait-t-il voulu rire lors d'une conférence de presse à l'Assemblée. 

"Ambiance de fin de règne" 

Apparemment, ses troupes n'avaient pas envie de rire lors du pot de la Questure. 

"On n’a toujours pas digéré. Il y a désormais un vrai rejet vis-à-vis de Gilles ", confiait un député.

Plusieurs d'entre eux ont décrit une atmosphère morose. Ces dernières semaines, pleines de polémiques, de tensions, ont pesé. "C'était une ambiance de fin de règne", a même soufflé une participante.