Alain Juppé veut diviser par deux le nombre de parlementaires

Alain Juppé dans la mairie de Bordeaux, le 10 octobre 2014. - Nicolas Tucat - AFP
La France compte 577 députés et 348 sénateurs: "c'est trop", estime Alain Juppé. Dans un entretien donné ce jeudi au Parisien, le candidat à la primaire UMP de 2016, en vue de la prochaine présidentielle, plaide pour des économies… d'élus.
"Il faut réduire le nombre d'élus", affirme le maire de Bordeaux, tout en reconnaissant que "sur les 100 milliards d'économies sur les dépenses publiques, cela ne représentera que quelques dizaines de millions d'euros, au plus. Ce n'est pas ce qui va nous permettre de rééquilibrer les comptes publics!".
Mais pour Alain Juppé, "il faut le faire. C'est un bon signal". Réduire, oui, mais jusqu'à quel point? Alain Juppé estime qu'une "diminution de moitié ne serait pas absurde, autant pour une raison d'efficacité démocratique que pour une raison d'économies".
"Je ne vais pas refuser le soutien de Bayrou"
Evoquant également sa proximité avec le centriste François Bayrou, qui soutient sa candidature, l'ancien Premier ministre reconnaît avoir eu avec lui "un grave désaccord, mais à un moment ne faut-il pas pratiquer le pardon des offenses? Si François Bayrou veut me soutenir, je ne vais pas refuser son soutien! Et pour gagner, nous aurons évidemment besoin d'électeurs qui n'ont pas voté pour nous en 2012". En 2012, François Bayrou avait appelé à voter François Hollande, ce qu'une partie de la droite, dont Nicolas Sarkozy, ne lui a jamais pardonné.
Alain Juppé balaie enfin les critiques dont il a été la cible, notamment sur son image. A son propos, Bernadette Chirac avait affirmé à plusieurs reprises qu'il était "froid et distant". "Je ne vais pas passer mon temps sur un divan pour savoir si c'est madame Chirac qui a raison ou si c'est son mari!" Et d'ajouter "je suis originaire des Landes, où, à l'image des pins, on est droit et un peu rigide".
Le maire de Bordeaux est toujours populaire aux yeux du public: mardi, il arrivait en tête d'un sondage sur les personnalités politiques suscitant le plus de soutien ou de sympahie, avec 44 % des voix, contre 35% pour Nicolas Sarkozy et François Bayrou.












