À Lyon, le MoDem et En Marche! au bord de la rupture

François Bayrou et Gérard Collomb. - FRANCOIS MORI / POOL / AFP
Coup de pression ou dissidence? Selon Libération, le MoDem menace de faire sécession avec La République en marche (LREM) dans le Rhône. C'est que la capitale des Gaules est tenue par Gérard Collomb, baron socialiste et soutien de la première heure d'Emmanuel Macron. De sorte que les investitures aux législatives sont "trustées" par les proches du sénateur-maire: les quatre circonscriptions lyonnaises sont confisquées par les proches de Gérard Collomb, et la commission nationale d'investiture n'a désigné qu'un seul candidat MoDem dans les quatorze circonscriptions du Rhône. Les partisans locaux de François Bayrou n'y trouvent donc pas leur compte.
Le MoDem 69 envisage donc de présenter des candidats contre leurs camarades macronistes dans les 2e, 7e et 14e circonscriptions du Rhône. "Cela fait des semaines que nous tendons la main à LREM et à Gérard Collomb", déplore le patron du parti dans le Rhône, François-Xavier Pénicaud. Ce dernier minimise toutefois le bras de fer: "Ce n’est pas une démarche agressive. La victoire d’Emmanuel Macron est formidable mais on veut que les promesses soient tenues, celles du renouvellement et de l’équilibre des sensibilités."
"Intégrer les centristes"
Si le MoDem soutient la plupart des candidats LREM, comme l'entrepreneur Bruno Bonnell, qui affrontera l'ancienne ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem, cela ne va pas sans contrepartie, aux yeux de ses membres:
"Nous demandons des gestes envers les centristes, en les intégrant dans la campagne en tant que suppléant, directeur de campagne ou mandataire financier par exemple", continue François-Xavier Pénicaud.
"C’est un message fort mais leur décision peut être contredite au niveau national. On va tout faire pour les entraîner dans ce rassemblement et les convaincre qu’on peut mener de nombreux combats ensemble", réplique le référent En Marche! du Rhône, Bruno Bonnell. N'en déplaise au secrétaire général d'En Marche! Richard Ferrand, il semble donc qu'un "accord d'appareil" soit à l'ordre du jour entre Rhône et Saône, la question devant être tranchée avant vendredi.












